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Forum Tokyo ghoul, basé sur le manga original de Sui Ishida. Avatar du même type en 200*320. Personnage de l'anime interdit à prendre, nous demandons des personnage fictifs car aucun lien avec Ken Kaneki ne sera fait. Cela se passe également à Tokyo.
Nous recherchons davantage de membres pour le groupe de la CCG.
Il reste encore une place pour un top partenaire.


NOTRE PLAYLIST



1: HORIZON - MIYAVI
2: 「P ♢ S」PALE FLESH - FULL MEP
3: THE PRODIGY - THE DAY IS MY ENEMY
4: RIB - FORTY SEVEN (ヨンジュウナナ)
5: ENTROPY - [SOULS TEAM]

If you ever wanna die fall in love and you'll get kill (PV Brittany - Hibiki)



 

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If you ever wanna die fall in love and you'll get kill (PV Brittany - Hibiki)
ON EST EN 2016, CA VA BOUGER CETTE ANNEE !
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« Once, there was a beautiful angel... »

Des mois ont passés. C'est fou comme tout peut bousculer en si peu de temps. Cela défi tout calcul, toute logique, vraiment. Cela me laissait pantoise, vide. Je n'étais plus vraiment moi. Vraiment, le monde ne tourne plus rond.
Cela avait commencé il y a deux mois : Le contrat. A ma naissance, mes parents avaient signé un contrat de mariage (bien que ce soit illégal) avec la famille Wilson, avocats depuis bien des générations. Je pensais avoir échapper à cela en esquivant l’Angleterre comme la peste et en tuant mes parents. Mais c'était loin d'être le cas : Ma tante continuait de veiller sur ce contrat tel un aigle et mon « fiancé » semblait prendre ce contrat très à cœur.


Il m'avait contacter à maintes reprises, essayant tout autant de refus. Petit à petit, il c'était montré de plus en plus fourbe et avait atteint son point culminant il y a une semaine, en capturant Melo. Mon précieux serpent. Mon bébé. J'en tremblais de rage. Comment ? Comment avait-il pu ? Voila des jours que je m'épuise à essayer de retrouver sa trace, en vain. Des ombres violacées s'étiraient sous mes paupières et je les camouflaient avec rage à grand renfort de produits cosmétiques de luxe. Mon appétit avaient triplée et je cessais de plus en plus d'aller au bureau du CCG, délaissant volontiers les goules à mes collègues. Même si je m'en voulait par rapport à ma collègue, Hibiki... Mais d'un autre côté le regard que je portais sur elle devenait de plus en plus... Interdit, et je me conforta dans l'idée qu'il fallait que je m'éloigne.

Il était 20h04 et quarante seconde.
Je mangeais une éclair au caramel tout en continuant mon enquête grâce à Teddy, mon fidèle ordinateur. Les coups d’œils furtifs vers le vivarium vide me poussait à retrancher mes limites pour atteindre mon but. Je me devais de gagner. Même si je devais y perdre ma santé, ma réputation et que ma chambre ressemblait à Nagasaki suite au passage de la bombe nucléaire. Melo, mon précieux. Ce vent froid sur ma nuque à nu m'horripilait. J'étais incomplète. Me rempliant sur mon même je fixais mon pyjama à dentelle pourpre. Éclair fini.


Soudain la sonnette se fit entendre. Mes domestiques s'agitaient et je donnais l'ordre de faire comme si il n'y avait personne, entamant un Paris-Brest. Au bout d'une poignée de minutes -dix je dirais- la porte fut abattue dans un énorme fracas, vrillant mes pauvres tympans épuisées. Je saisis ma quinque mais ne prit pas la peine de bouger de la où j'étais, Trisha ne se ferait pas tuer, elle était à l'étage. Dommage pour les autres.

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Cela faisait désormais douze jours qu'Hibiki n'avait pas vu sa collègue de travail. Elle n'avait pas donné de raison spéciale pour justifier son absence, et ne semblait pas non plus donner de signe de vie depuis. Malgré que ce ne soit son genre, la Colombe s'inquiétait de plus en plus. Yûu l'avait déjà abandonnée il y a plusieurs mois, Brittany ne pouvait se permettre de le faire aussi ; on finirait par croire qu'elle était une collègue invivable, ce qui entacherait sa réputation et la ferait sans doute chuter considérablement. Et puis, Hibiki avait toujours eu le sentiment que cette petite tête blonde était spéciale, mais peut être était-ce seulement à ses yeux ?

Alors que la journée était totalement plate depuis huit heures ce matin, la Colombe retournait pour la quinzième fois le dossier de la Reine des Roses, sur lequel elle stagnait depuis un moment. Surtout depuis que Brittany ne venait plus, à vrai dire. Elle n'avait jamais réellement eu besoin d'un partenaire pour travailler, c'était même tout le contraire, mais son absence laissait un vide considérable dans ce bureau dont les stores n'étaient plus ouverts depuis douze jours. Hibiki se retrouvait bien souvent à fixer son bureau en laissant tomber le masque qu'elle gardait d'habitude sur le nez, tandis que son regard restait vide pendant des minutes interminables.Et justement, c'est exactement ce qu'elle venait de faire, encore une fois, avant de contempler la pièce sombre et vide où il manquait l'odeur de caramel de sa collègue. C'est en se rendant compte que cette même odeur, quoi qu'absente, ne l’appâtait pas, qu'elle ressentit soudainement un besoin d'aller la retrouver. Il fallait qu'elle la retrouve. Qu'avait-elle de mieux à faire de toute façon, à part passer sa journée visée sur un chaise sans aucune faim ni envie ? Brusquement, elle se leva et contourna le bureau jusqu'à celui de son supérieur. Quelques minutes plus tard, elle ressortait avec sa mallette argentée, un papier griffonné dans la main, et son grand manteau gris sur les épaules.

L'adresse annotée sur le papier blanc semblait indiquer la grande propriété actuellement sous ses yeux. Sans hésiter plus, Hibiki foula l'allée de pierres qui menait à ce qui semblait être la porte principale, et dont le sol se recouvrait petit à petit de pétales des cerisiers qui encerclaient le domaine. Son doigt pressa un interrupteur qui semblait être une sonnette, mais aucune réponse ne se fit entendre, mis à part un fracas étrange à l'intérieur. La Colombe attendit quelques minutes, puis resta plantée là sans trop savoir quoi faire. Devait-elle retourner au CCG dans l'espoir qu'elle y revienne un jour, ou forcer un peu le destin ? Elle décida sur un coup de tête, après avoir ouvert sa mallette, de finalement défoncer la porte d'un grand coup de quinque. Mauvaise idée ? Peut être. Réfléchir était une option qui avait été rayée dès qu'elle avait passé la porte de son bureau.
Les domestiques affolées couraient en tous sens, Hibiki tenta à plusieurs reprises d'en arrêter une pour lui demander où était sa collègue, en vain. Quand elles se calmèrent enfin, la seule information qui remonta dans le brouhaha était que Brittany n'était pas là, mais personne dans l'assistance n'était capable de dire où elle était. Alors Hibiki prit la liberté d'aller fouiller les pièces une par une. Elle était persuadée qu'elle était ici. Son hypothèse fût confirmée quand elle déboula dans une chambre où se trouvait sa chère collègue, et bizarrement la Colombe resta plantée là, perdue dans l'encadrement de la porte.

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« ...Who fall in love... »


La tumulte se calma un peu, un miracle en soi. Il fallait dire que celui qui avait kidnappé Melo avait usurpé la sécurité lui aussi, et connaissait bien les lieux en prime. Rien de bien étonnant en soi : Mon supposé fiancé n'était d'autre que mon unique ami d'enfance. Il était suffisamment intelligent pour obtenir ses informations. Peut-être devrais-je virer toutes mes servantes et ne garder que Trisha. Mais de toute façon je n'étais plus en sécurité nul part, même plus dans ma propre demeure. Cela me rendait insomniaque, et était aussi une des raison pour lesquelles je limitais soigneusement mon sommeil.
Des échos de pas se firent entendre et semblaient faire le tour de la maison. N'avais-je pourtant pas donner l'ordre de me laisser faire la morte ? Je soupirai en terminant mon Paris-Brest et en commençant aussitôt une boite de macarons, savourant avec surprise les goûts divers et appétissant.



Il était 20h18 et dix secondes.

Le bruit de pas se stoppait au seuil de ma chambre. Je me décida enfin à m'intéresser à cet « invité »... Et manqua de faire tomber le macaron à la rose qui se tenait entre mes doigts. Elle était là. Mes yeux de panda s'agrandirent sous la stupeur. Elle se tenait là, sa quinque en main, son manteau gris ajusté sur ses épaules. Sa peau de porcelaine attirait mon regard autant que son odeur sucré -Beaucoup plus faible que d'habitude, ceci dit- appâtait mon odorat. Je secouais, la tête ; il fallait que je me ressaisisse ! C'est quoi cette attitude ? Quel est cette sensation ? Il me semblait déjà avoir ressentit ça avec Pakkun, mon ex, mais pas aussi... Non mais n'importe quoi, c'est une femme ! Impossible, impossible, impossible !
« Hibiki ? Je comprends que je me dois de te donner des explications mais de là à assassiner ma pauvre porte... » Fis-je de ma voix fatiguée.
J'avançais ma chaise à roulette vers elle avec l'aide de mes pieds. Flemme et fatigue mélangée, pas un très bon cocktail, je vous l'accorde. Je me racla la gorge et me prépara à fournir les explications, inutile de tourner en rond.

« Mon ex me harcèle... » Commençais-je en pointant mon téléphone. « … Je suis supposé me mariée contre ma volonté... » Poursuivis-je en indiquant le contrat de mariage suspendu au mur par de multiples fléchettes. « … Et pour me faire ployer, mon supposé fiancé a fait kidnapper Melo. » Conclus-je en montrant le vivarium vide.
Peut-être n'était-ce pas une excuse à ses yeux. Peut importe, la vérité c'est que j'étais terrifiée, de ça mais aussi de cet étrange sentiment qui me tordait l'estomac en sa présence. Je repliais mes jambes nues contre mon menton et attendis une réaction.

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Hibiki reprit un tant soit peu ses esprits à l'instant où sa collègue la remarqua et fit tomber le macaron qu'elle tenait entre les doigts. Elle se sentit alors très stupide, et perdit tout l'élan qu'elle avait eu dans sa recherche. Ses bras se relâchèrent le long de son corps, si bien que sa quinque se pénétra légèrement le sol dans un bruit sourd et métallique. Elle était juste là, et elle ne pouvait savoir à quel point elle lui avait manqué, à quel point ces derniers jours avaient été vides sans elle. Elle aurait voulu lui dire ouvertement, la serrer dans ses bras, mais elle n'en fût pas capable. Sa voix lui avait tant manqué. Après quelques instants de silence qui lui parurent interminables, un air insolent et taquin se plaqua sur son visage alors qu'un sourire sincère étirait ses lèvres. « Salut. Ca fait un moment ! Et.. désolée pour la porte. » Hibiki haussa les épaules dans un mouvement gêné, en esquivant le regard de sa collègue. Qu'elle pouvait être stupide, quand elle ne se contrôlait pas.

Elle avait l'air tellement faible. Des cernes violacées s'étalaient sous ses beaux yeux bleus, et sa peau était blanche et terne. Ses cheveux blonds n'était pas coiffés comme d'habitude, et sa tenue semblait témoigner d'une fatigue interminable qui l'empêchait de sortir. Le blanc de ses yeux était rougit par le manque de sommeil et les larmes, et ses lèvres semblaient sèches. Le désespoir traînait son corps tant bien que mal vers la Colombe en pleine santé, qui la regardait faire sans être capable de dire un mot. Elle se sentait pitoyable, mais pourquoi donc ? Parce qu'elle se portait physiquement comme d'habitude, alors que ce petit rayon de soleil avait l'air de s'être définitivement brûlé ? Hibiki ne trouvait pas de réponse à cette question, juste un énorme pincement au cœur qui lui faisait plus mal qu'elle ne l'aurait pensé. Elle reposa ses yeux pourpres sur sa collègue et l'écouta silencieusement, sa voix n'ayant visiblement plus servi autant depuis des jours. Peut être aurait-elle dû continuer.
La Colombe écouta les mots fébriles un à un sans aucun bruit, comme si elle devait faire un silence de mort pour entendre sa petite voix. Son regard se posait tour à tour sur le téléphone, le contrat de mariage et le vivarium vide, tandis qu'elle essayait d'assimiler une information qui lui semblait impossible à entendre. Hibiki n'avait rien su de tout ça, et se sentait terriblement coupable de son ignorance. Pourquoi était-elle si honteuse d'elle même à présent, alors ce que sentiment n'avait jamais traversé son esprit ? Comment aurait-elle pu savoir ce que Brittany lui avait caché depuis leur rencontre ? Comment avait-elle fait pour ne pas le voir ? Alors que son corps semblait mort pendant quelques instants, son esprit bouillonnait de questions. Que se passait-il dans son cœur ?

Son esprit reprit possession de son corps laissé à l'abandon durant sa réflexion, et elle se jeta vers ce petit corps recroquevillé sur lui-même pour le serrer contre elle, dans son grand manteau de Colombe. Elle n'avait pas pu retenir ce mouvement affectueux, pour une raison inconnue qui la perturbait assez. Elle voulait la protéger, ce petit bout d'humain qui la touchait tant par sa ressemblance avec elle. Elle ne voulait pas la voir pleurer. Instinctivement, Hibiki lui caressa les cheveux d'une manière presque maternelle et fit basculer sa petite tête blonde dans le creux de son cou. Son regard pourpre restait dubitatif sur son geste, et malgré qu'elle ne comprit pas quelle manie l'avait soudainement prise, elle ferma les yeux et laissa la question en suspens. D'un timbre doux, plus doux qu'à son habitude, sa voix se glissa entre ses lèvres fines. « Tout ira bien. Tout va s'arranger, et tout ira bien.. » Sur ces mots, elle l'enlaça plus fort et laissa la jeune femme profiter de la protection qu'elle lui offrait.
La Colombe Noire et la Colombe Blanche l'une contre l'autre.

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« … With the devil... »

Hibiki m'écouta en silence. Elle semblait hésitante et cela m'inquiétais... M'en voulait-elle ? Considérait-elle mes excuses comme futiles ? Ou alors constatait-elle à quel point j'étais au bord du burn out et que je devenais useless ? Cette pensée m'arrachai un frisson de dégoût et je ne pus me retenir de regarder mon reflet dans un petit miroir sur le bureau. J'étais à des années lumières de l'image que j'offrais d'habitude à Hibiki, mais j'avais déjà été pire encore, suite à la mort de grand frère. Sans le vouloir, mon regard se posa sur la multitudes de cartons remplis de robes de mariées entreposée, provisoirement je l'espère, dans la salle de bain dont la porte était juste là entrouverte. Elles étaient toutes en lambeaux, j'y avais veillée. Cadeaux empoisonnée de la chose sur pattes qui me servait de tante -malheureusement l'anorexie n'avait pas eu raison d'elle- que je recevais tout les jours sans exceptions, même le dimanche, à croire qu'elle avait des relations douteuses avec le facteur ! Je détournais rageusement mon regard de la salle de bain : la bile me prenait la gorge.

Il était 20h24 et treize seconde.
La porte qu'Hibiki venait de détruire était déjà réparée provisoirement et la nouvelle arriverait demain – probablement en même temps qu'une nouvelle robe de mariée. Tandis que je retenais mes larmes, la colombe me sera contre elle. Surprise, les larmes coulèrent d'elles-même. Tandis que la demoiselle à la peau sucrée caressait mes cheveux et incita ma tête à se poser dans le creux de son cou, je réalisais que c'est ce que j'avais espérée. Je voulais que ce soit elle qui me réconforte. Je laissa de côté mon trouble et mes interrogations, les repoussant avec force, Tandis que je me calais complètement contre elle, mon corps épousant la forme du sien. Je me surpris à vouloir qu'elle me porte dans le lit pour mieux me caler contre elle et je rougis au travers mes larmes.
« Tout ira bien. Tout va s'arranger, et tout ira bien.. »
« J'ai peur, je ne suis plus en sécurité nul part... Ma tante elle-même à mon adresse pour m'envoyer toutes ses immondes robes ! »
J'éclatais en sanglot puis repris plus bas, très bas « … Pire encore, je ne comprends même plus mes propres sentiments... »

Mon portable vibra bruyamment, un énième message de Pakkun. Je m'accrocha désespérément à Hibiki même si mon visage aux teintes cerise fuyait timidement son regard pourpre d'une beauté imparable. Quel était ce sentiment ? C'était encore plus perturbant qu'avec Pakkun, c'était inédit. Cela ne se reproduirai pas deux fois, je le sentais.

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Elle sanglotait en tremblant dans ses bras, comme un petit animal blessé, si bien qu'Hibiki hésitait à la serrer plus fort tant elle aurait pensé la briser. En la voyant comme ça, elle se remémorait ses propres moments de détresse futile, roulée en boule contre elle-même, à se briser pour construire de ses bouts d'âme le masque qu'elle portait fièrement aujourd'hui. Peut être deviendrait-elle comme la Colombe l'était elle-même devenue. Elle se figea légèrement à cette pensée, alors que son ancien « elle » d'avant la tragédie apparaissait dans sa tête. Fine et sage, l'uniforme trop grand pour sa poitrine plate, les lunettes vissées sur le nez et l'air dans la lune, au milieu des cadavres de cette fameuse nuit. Avait-elle été épargnée pour cet instant ?

Ses paupières s'entrouvrirent pensivement, et son regard se posa au sol. Ses grands yeux rouges qui avaient tant fait chavirer, aussi factices soient-ils, se posaient dans un vide total créé par son imagination défaillante. Peu à peu, elle fût en mesure de discerner à nouveau les contours de la pièce et de sa collègue, mais quelque chose clochait. L'atmosphère de la pièce semblait avoir changé, et Hibiki sentit le froid geler ses os un instant. Elle était juste sous ses yeux, dressée avec son sourire maigre et ses vêtements trop grands, l'ancienne Hibiki. En un battement de cils elle n'était plus là, et son sourire si éphémère lui manquait déjà.
L'illusion prit fin quand la voix de Brittany résonna péniblement près de la Colombe. Elle pouvait sentir le désespoir et la fatigue installés dans ses cordes vocales, renforcés par la peur qui faisait trembler son petit corps fin. Hibiki suivit silencieusement du regard la trajectoire indiquée, et pu y apercevoir lesdites robes en lambeaux dans l’entrebâillement d'une porte qui semblait être celle d'une salle de bain. Elle baissa les yeux et resserra son étreinte et ses doigts sur son dos fébrile, alors que de nouveaux sanglots l'agitaient. Un murmure venait soudain à ses oreilles, qu'elle fit mine de ne pas entendre. « Je te protègerai, alors. » Brittany ne pouvait pas se sentir comme elle, ce murmure ne lui était pas destiné. Pourtant.. Pourtant, elle avait immédiatement pensé à cette éventualité. Avait-elle des sentiments qu'elle ne comprenait pas, elle aussi ? Elle desserra son étreinte et cessa de fuir le regard de cette petite tête blonde adorable, quoiqu'un peu abîmée, dont elle était pourtant si proche actuellement. Ses mains glissèrent sur son échine amaigrie, une se déposant sur sa joue et l'autre sur sa main, alors qu'elle y ajoutait un geste caressant. Elle était si belle, si innocente. Personne n'avait le droit de briser cette petite chose. Hibiki lui sourit, se noyant dans l'océan de ces yeux qu'elle n'avait plus vus depuis si longtemps. « Je te protègerai. D'accord ? » Son pouce caressa tendrement la commissure de sa lèvre, en essayant de la remonter légèrement pour recréer son sourire habituel.

Sans réellement comprendre pourquoi, la Colombe se mit soudainement à être attirée par ces lèvres fines. Alors qu'elle tentait de ne plus fuir ce regard qui la perturbait tant, son attention se reposait toujours sur ses lèvres. Son sourire se déforma légèrement, laissant transparaître un peu de sa gêne, tandis que la main sur sa joue roula maladroitement vers le bas. Sans réfléchir, la main délaissée reprit sa place alors qu'Hibiki réduisait la distance entre elles deux. Elle s'arrêta quelques centimètres avant de toucher à ces lèvres qu'elle désirait tant à cause de l'hésitation qui serrait son cœur, mais finit par céder et embrasser Brittany d'une tendresse qu'elle ne se connaissait pas. Le contact fût si doux, si sucré, qu'Hibiki en retrouva presque l'appétit et en découvrait un tout nouveau. Elle sentit son cœur se serrer à en imploser, son sang pulsant dans ses artères comme l'adrénaline au combat. Alors qu'elle voulait prolonger ce baiser si étrange, elle le rompit soudainement en réalisant que ce petit être brisé n'était pas sien.

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« ...And so, the beautiful angel... »


Hibiki semblait songeuse dans un premier temps. Je la laissais, tant qu'elle était près de moi, cela me suffisait. Je respirais timidement son parfum tout en continuant à m'accrocher à elle. Cela me calmait petit à petit. Même si mon esprit me disait de m'éloigner, d'arrêter ceci, que cela devenait interdit, je le repoussais. Instinct primitif, bestial qui dominait. C'est bien la première fois. J'imagine qu'il faut une première fois à tout. De toute façon, vu mon état, la connexion entre les synapses ne s'effectuait plus.


Il était 20h38 et neuf secondes
La colombe en noir sortie peu à peu de ses pensées, m'écouta attentivement. Je lui en fût reconnaissante. Après tout, elle n'y était pas obligée. Elle resserra son étreinte et je frissonnais en rougissant légèrement.
« Je te protègerai, alors. »
Je fût émue par ses paroles, si bien que les larmes s’arrêtèrent. Je me doutais pas que cette complicité que je ressentais vis-à-vis d'elle était réciproque. Elle desserra son étreinte, caressant mon dos et ma main. Nos regards se croisèrent alors. Mon estomac se retourna, ultime émotion.
« Je te protègerai. D'accord ? »
J’approuvais de la tête avec vigueur, tandis qu'elle étira mes lèvres en un sourire provoquant un frisson qui secoua me échine -même elle du le sentir. C'est alors que je remarquais qu'elle fixait même lèvres. Tandis que je m’interrogeais là-dessus, Hibiki s'en approcha dangereusement.

J'aurai dût me reculer, protester. Mais je le ne fit absolument pas. Magnétique attirance, dangereuse curiosité avide. Je ferma les yeux. Nos lèvres se rencontrèrent. Saveur inédite, cerveau en ébullition, cœur à la limite de l'explosion. Alerte maximum dans mon esprit cartésien. Combat engagée entre éducation reçu, expérience vécue et envie instinctive. « Nous sommes deux femmes, arrête ! » me souffla une petite voix ; « Et alors ? » grogna mon instinct. Le baiser, douce saveur surpassant tout ce que j'avais pu connaître. Je poussa un grognement plaintif malgré moi et honteuse, le rouge aux joue, je me reculais en chancelant. On ne pouvais pas faire ça, si ? J'entendais mon cœur pulser aisément. L'adrénaline m'avais réveillée, j'étais plus alerte.
« Qu'est ce qui se passe ? Nous … On... peut pas... » Paniquais-je. « Je vais prendre l'air deux minutes, euh... ne t'inquiète pas ! »
Je me leva d'un bond, et alors que je postais sur le palier pour respirer l'air frais et me ressaisir, je remarquais un boite avec un mot.

Je saisis la boite en tremblant. Mon cerveau ayant déjà anticipée ce qui allait se produire. Je savais ce que la boite contenait, néanmoins je ne pus m'empêcher de l'ouvrir. Melo était là. En pièce. Je poussais une plainte aiguë en tombant à genoux, refermant précipitamment la boite. La nausée me prit et je libérais toutes les pâtisseries englouties sur l’allée.


« Je vais le trucider ! Il est pourrit jusqu'à la moelle ! » Hurlais-je avant de reprendre, « Non, c'est ce monde qui l'est... »
Les larmes coulèrent à nouveau et je me surpris à prier de me laisser me reposer éternellement, loin de ce monde. Je voulais qu'Hibiki me cueille de nouveau dans ses bras.

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La Colombe restait plantée là, à se demander pourquoi diable elle avait fait ça. Tant de fois elle avait embrassé pourtant, mais jamais sans pourvoir l'expliquer. Elle ne comptait plus les cœurs qu'elle avait brisés pour en arriver à ce point de sa vie, cependant elle n'avait jamais voulu en réparer un, comme maintenant. Elle se sentait stupide et n'arrivait pas à totalement réaliser ce qu'elle venait de faire, restant immobile et accroupie au sol, ne pouvait que constater à quel point sa collègue semblait déboussolée. Pourquoi ? Pourquoi ? La question résonnait dans sa tête sans cesse, sans pour autant qu'une réponse ne lui vienne. Mais malgré tout, une certaine chaleur englobait son cœur endolori, comme une pellicule de miel dans une gorge asséchée.

Elle était de nouveau là, à la même place qu'avant, et la regardait de ses yeux innocents et encore bruns. La Colombe n'était pas capable de discerner cet éclat dans son regard qui restait planté sur elle, alors que son ancien elle restait immobile. C'est quand elle gloussa d'un air heureux et qu'elle remit ses lunettes en place d'un coup d'index qu'Hibiki se demanda si elle rêvait ou si elle était vraiment là. Elle ne bougeait pas et la regardait, tandis que son double faisait quelques pas vers elle et venait s'agenouiller juste à la place de Brittany. Elle la regarda de plus près, et eu l'impression d'avoir un miroir rajeunissant devant elle. « Tu l'aimes, n'est ce pas ? » Hibiki fût prise d'un frisson. Même sa voix était la même que la sienne, à quelques années près. L'aimer ? Elle ne connaissait plus les sentiments autres que la colère, l'envie et l'avarice ; comment pouvait-t-elle aimer ? Pourquoi Brittany aurait pu réveiller un tel instinct en elle, de toute façon. Peut être sentait-elle trop le caramel pour lui résister. « Qui est tu ? » Sa main se posa sur sa joue blanche et la caressa, alors que la Colombe restait incrédule, et un sourire triste se dessina sur son visage d'enfant. Elle s'apprêtait à voir des larmes perler le long de ses yeux baissés, et en fût bizarrement émue. Cependant, ce ne sont pas les larmes qui coulèrent de ses yeux, mais des veines éclatées et des yeux noirs à iris rouges. Un kakugan. C'était une goule ? Une goule avec son physique ? Hibiki voulait s'enfuir, partir, et restait incrédule et immobile. Sa quinque était trop loin d'elle La main sur sa joue était devenue froide et moite, comme un serpent, et glissait sur sa peau en y apposant ses écailles irrégulières dans un ricanement malsain. Trou noir.
Quand elle réalisa qu'elle était dans ses pensées depuis tout ce temps, Hibiki faillit tomber au sol en reprenant ses esprits. L'autre elle n'était plus là, et Brittany non plus. Qu'est ce qu'il s'était passé ? Qu'avait créé son esprit cette fois pour la torturer ?

Son sang ne fit qu'un tour. Brittany n'était plus dans la pièce. Elle se leva brusquement et sortit en trombe de la pièce. Son nom résonna dans la demeure pendant qu'elle inspectait de nouveau chaque pièce à sa recherche, jusqu'à atteindre le pallier de la porte encore éclatée par terre. Elle était là, gisant au sol dans ses pleurs. Hibiki s'approcha prudemment, posa son regard sur la boite d'où dépassaient les restes ensanglantés de Melo, puis posa sa main sur le dos de sa collègue. Elle la cueilli dans ses bras sans rien dire et la serra silencieusement contre elle encore une fois quelques instants, puis la porta dans le creux de ses bras comme une princesse jusqu'à la chambre d'où elles venaient. Sur le chemin, elle hasarda un regard sur sa quinque, puis se focalisa sur Brittany. Elle la posa délicatement dans son lit, puis s'assit à coté d'elle. Sa main se posa sur son front qu'elle caressa du pouce, alors que son regard se perdait dans le ciel tombant dehors. Elle repensa à ses paroles plus tôt, puis à Ishi. Ce monde était pourri jusqu'à la moelle, c'est vrai ; et c'était de son ressort de le transformer avec lui. Elle devait le faire, au moins pour cette petite tête blonde. Elle devait la protéger de toutes ces horreurs. « Protège la, fais la tienne. » Cette voix. Hibiki ne bougea pas, mais tomba sur la même silhouette de tout à l'heure, qui lui souriait. Peut être devait-elle l'écouter, même si son existence n'était qu'une bribe fantaisiste de son esprit. Elle devait la protéger qu'importe le prix qu'il en coûtait, ce petit être ne pouvait pas être brisé à nouveau par ce putréfaction qu'était cette société dans laquelle nous vivons.

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« ...Cut off his wings... »

 Un nom résonna, au loin. Il me semble que c'est le mien. Je ne bougeai point malgré la pluie qui tombait, écho musical de ma tristesse, de mon deuil. Melo, pardonne ma faiblesse. C'est elle qui t'a tué, c'est elle, ma faiblesse. Si j'avais su affronté mon passée, tu ne serais pas mort aujourd'hui. Est-ce que je mérite de réussir après ça ? Méritais-je de vivre ? De combattre pour des civils alors que je ne suis même pas foutue de vaincre mes propres démons ? Je n'ai pas été là pour Melo. Je n'ai pas pu lui épargné la souffrance. Je ne méritais pas d'être sa maîtresse. Je n'étais même pas avec lui dans ses derniers instants ! C'était ça le pire, c'était ça le plus douloureux. Ne pas avoir été là. J'ai... J'ai échouée. L'échec a coûté une vie, dont le sang me tâche désormais. Je suis honteuse, sale.

Soudain, une main se posa sur mon dos. Je clignais des yeux plusieurs fois, me rendant enfin compte de toute les larmes que j'avais versée. Mes yeux me brûlaient. Hibiki su exactement ce que je désirais : elle me cueillit tendrement dans ses bras. Je profitais de sa rassurante présente, quand bien même je me sentais égoïste : Ne venais-je pas de fuir ? Je lui chuchota un « sorry » à l'oreille. Tout à coup, elle me prit dans ses bras. Je rougis légèrement et planquais ma tête dans le creux de son cou. Elle m'emmena dans la chambre et me déposa dans mon lit. Elle s'assit à mes côtés et me caressa le front de son pouce. Je frissonnais et fermais les yeux.

« Merci d'être venue, et désolé d'être partie. Je ne veux pas te repousser, c'est juste qu'il se passe trop de choses dans mon cerveau, je n'arrive plus à suivre. Sache cependant une chose : Je ne suis pas dégoûtée de ton geste. » Fit-je d'une voix lente et douce.
Cependant, malgré cette douceur je fût incapable de me débarrassée de ma honte et de ma culpabilité. Mais je ne pouvais pas restée comme ça. J’étouffais. Il fallait que j'avance. Peut-être que le premier pas à faire était de m'imposer, d'être confiante et moins gamine. Je ressentie le besoin d'essayer. Aussi, je me leva et tout en déposant un baiser sur le front d'Hibiki, je prévint que je devais reprendre une douche. Je me dirigea vers la salle de bain, vira à coup de pieds rageurs les foutues robes et laissa la porte entrouverte : J'avais peur qu'Hibiki s'en aille. Peur irrationnelle et infondée, mais tout de même présente.

La douche me permit de remettre mes idées au clairs et de regagnée un semblant d'énergie. Je tâchais de me dépêchée, n'ayant pas envie de faire attendre la colombe noire. Je pris malgré tout le temps de me séchée les cheveux et de me maquillée : un peu de fond de teint, de fard à paupière, d'eye liner et surtout de gloss me ravivais et j'eus l'impression de renaître, impression renforcée par la tenue que j'enfilais par la suite ; une robe, que j'avais achetée il y a deux semaines, mais que je n'avais jamais portée à cause des récents événement. Elle était pourpre et longue au point de touchée le sol. Le bustier qui était retenue par deux bretelles en dentelle blanche et qui définissait le contour du dos nu avec élégance, et soulignait ma féminité. Tout en me préparant, je chantais. Oui, je chantais une célèbre comptine anglaise :
« ♫ London bridge is falling down, falling down, falling down, my fair Lady ♪ »
Je crus me souvenir que cette comptine contenait un message triste mais je ne pus me souvenir quoi. Aussi, continuais-je à chanter et, une fois mon bracelet de cheville en argent attaché, je revins vers Hibiki, d'une démarche plus assurée, bien que ma fatigue n'avait pas disparue et que cela se voyait, surtout à mes yeux.
« Désolé de l'attente, j'avais besoin de réagir. Je me devais de me relevée. » Annonçais-je.
Je pris un long draps noir et couvris le vivarium avec. Je crus que j'allais pleurée à nouveau mais je me retins et alla me recouchée à nouveau, la tête sur les genoux de la jeune femme au regard pourpre. Je lui fit la remarque que le prochain mouvement de mon fiancé serait sûrement d'essayée de me capturée, il voulait me faire sienne... Ce qui, me répugnait.

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La Colombe se sentait à la fois proche et prisonnière de cette personne en face d'elle, qui ne la quittait pas des yeux et qui ne cessait de lui sourire. Elle avait raison, en un sens ; elle devait la protéger, et un sentiment en elle lui dictait de le faire. Cependant, était-elle capable de le faire, avait-elle l'humanité pour le faire ? En voyant ce reflet d'elle même des années en arrière, elle ne pouvait que contempler le fait qu'elle était devenue une machine alimentée par son avarice. Plus elle observait ce sentiment mystérieux dormant dans sa poitrine, plus elle ne pouvait que constater qu'il était totalement étranger à sa personnalité. Elle avait beau retourner la situation dans tous les, elle ne voyait pas comment dompter cette partie d'elle, ni cette personne debout devant elle. Était-elle au moins réelle ? Après tout, elle ne savait pas qui elle était, elle ne lui avait jamais répondu.

Alors que la Colombe observait cette hallucination d'un air soucieux, elle disparût au moment où la voix de Brittany vint à ses oreilles. Elle tourna la tête vers elle et lui sourit instinctivement sans nécessairement l'écouter, juste en regardant son visage doux et si beau. Elle acquiesça doucement, ses derniers mots se répétant quelques instants dans sa tête alors que la jeune femme posa ses douces lèvres sur son front et se retira en laissant derrière elle une brise de son parfum sucré.
Le bruit de l'eau sur la faïence résonna distinctement dans le silence de la pièce, Hibiki n'avait pas bougé. Soudain, la sensation moite et fraîche se glissa sur son épaule dans un bruissement écailleux, et l'hallucination réapparût. C'était sa main sur sa clavicule. « Ne me dis pas que tu veux pas qu'elle t'appartienne.. » Un sourire dont elle n'arrivait pas à décider s'il était clément ou sournois déforma ses lèvres. Hibiki ne bougeait pas et l'observait en silence, se demandant ce que cette apparition désirait d'elle au juste. Au fond, elle se dit qu'elle avait effectivement envie que sa collègue lui appartienne, qu'elle soit rien qu'à elle, mais pas qu'elle soit son jouet - pas comme les autres avaient pu l'être avant elle. En y réfléchissant bien, elle considérait même Yûu à l'époque comme un potentiel jouet de ce genre, avant qu'il ne disparaisse. Qu'avait-elle de spécial, elle ? « Tu devrais montrer à tous qu'elle est à toi. » Hibiki leva les yeux vers son double, qui n'avait pas changé de position, et gardait ce sourire étrange placardé sur le visage. « Comment ? » Soudain, l'hallucination s'estompa. La Colombe chercha partout autour d'elle où elle avait pu bien passer, et la retrouva près de la porte de la chambre. Adossée contre le mur, les mains croisées dans le dos, elle lui lança un regard complice puis pointa du doigt la poignée de la porte. « Enferme-la.. » Elle glissa vers la quinque, plantée dans le sol un peu plus loin, et glissa ses doigts dessus. « ... Et marque-la. » Hibiki eu un soubresaut. Qu'entendait-elle par la marquer ? Marquer pouvait se révéler psychologique comme physique, et se faire par bien des moyens. Alors qu'elle allait lui demander de plus amples précisions, l'hallucination disparut dans un ricanement flou. Hibiki ferma la porte a clef et se saisit de sa quinque.

C'est alors que sa collègue sortit de la pièce voisine dans une robe somptueuse, que la Colombe ne pût se retenir d'admirer. Le pourpre fin soulignait ses formes délicates et les faisait lécher le sol comme une vague sur le sable, ses hanches étaient mises en valeur par un léger drapé, et la peau de son dos se dévoilait dans une large zone entourée de dentelle blanche. En la voyant ainsi, elle ne pu se retenir de sourire et de rougir en voyant qu'elle souriait, ce qui la fit rougir d'autant plus. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, c'était une sensation légère dans son ventre qui ne ressemblait pas à la faim. La même sensation oppressa son cœur quand Brittany posa sa tête sur ses genoux, et elle ne put se retenir de caresser ses cheveux. « Qu'attends-tu ? » Elle était juste derrière elle, l'enlaçant de ses bras à la sensation reptilienne. Hibiki grimaça mais néanmoins leva son arme, et abattit brusquement le plat de sa lame contre la jeune femme, qui ne pu que se faire propulser par terre à cause de la force du choc. « Quand tu te relèveras, tu seras mienne. » Elle s'avança vers elle en faisant tournoyer la lame de sa quinque en l'air, puis bloqua Brittany au sol de son pied, lui adressant un regard vide et un sourire désolé. Pendant que son corps ne lui obéissait plus, son esprit son concertait dans l'idée que son geste ne la dégoûtait pas.
« Tu comprendras plus tard. »

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« ...To fall into the darkness... »

L'air chaud dût à la vapeur de la douche enveloppait encore mon corps. Je me sentais bien, au point de frissonner. Hibiki me caressait tendrement les cheveux. Je n'avais pas envie que cela cesse. Moi, Hibiki, le bien-être. Manquait plus que l'on réussisse à exterminée toutes les goules de ce monde et le bonheur serait complet. Ces parasites ne méritaient pas de vivre. Ils avaient encore moins d'états d'âme que les humains... Et être encore plus pourris que les humains, il faut le faire ! Tandis que je me complaisait dans mon petit bonheur et mes aspirations, je ne vis pas venir le coup. Ni même qu'elle avait prit de quoi l’assener.

Je fût propulsée à l'autre bout, près du bureau. La douleur pulsait dans mon dos -et mon menton qui avait heurté le sol, et mon esprit n'assimilait aucunement ce qui était en train de se passer. N'avait-elle pas promis de me protégée ? Qu'avais-je fais de mal pour qu'elle m'en fasse ? L'illogisme de la situation me paralysais. C'est comme si deux et deux ne faisait plus quatre. Impensable. Pourquoi, Ô pourquoi avait-elle brisée le seul moment de bonheur de la journée ?
« Quand tu te relèveras, tu seras mienne. »
L'adrénaline courut dans mes veines, fouet claquant résonnant dans mon corps. Je tenta de me relevée, mais trop tard, La colombe noire abattit son pied sur le bas de mon dos, s'imposant ainsi. Je pouvais entendre sa lame fendre l'air, juste au dessus de mon dos. La bile me montait, une fois, de plus à la gorge. Que se passait-il ?
« Tu comprendras plus tard. »
« Hibiki, Yamete...What do you want ? What did you expect ? »
Je n'avais pas envie de pleurer, quand j'étais sortie de la salle de bain, c'était dans l’intention d'être forte et fière. Pourtant me voilà à terre, tremblante et en larme. Je ne chialais pas non plus comme une gamine capricieuse. Non, c'était des larmes silencieuses. Ne dit-on pas que la plus grande douleur se fait dans le silence ? De plus, je compris au fur et à mesure, d'instinct, qu'elle avait gagnée et ferait ce qu'elle avait prévu de faire, je ne pouvais que prier silencieusement que cela soit moins horrible que je le craignait. Le signification de « te faire mienne » était nombreuses et je n'avait absolument pas envie de connaître tous les sens du termes, pas comme ça, dans la peur et la douleur.

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Elle restait plantée là, bloquant son amante et dressant son arme contre elle, alors que sa main devenait moite et son visage se figeait. Elle savait ce qu'elle devait faire, malgré tout, le doute coulait le long de sa colonne vertébrale comme une sueur froide. Peut être était-ce simplement la main de cette hallucination si réelle qui durait depuis trop longtemps, et qui répandait ses serpents menteurs sur sa peau ? Alors qu'elle pouvait entendre les gémissements de sa proie et le tintement léger de ses larmes silencieuses s'écrasant au sol, Hibiki ne bronchait toujours pas et réajustait simplement sa prise sur son arme.
The destructive urge.

Au fond, pourquoi ceci était-il si nécessaire ? Avait-elle réellement besoin de faire ça à Brittany pour la qualifier de "sienne" ? Avait-elle besoin de la qualifier ainsi, de toute manière ? La réponse était oui. Elle s'était toujours occupée de faire de ses victimes ses propres jouets dans le passé, alors même sil elle ne voulait pas tout à fait lui attribuer le même titre, elle se devait de lui offrir le même traitement. Elle serait à elle, rien qu'à elle ; elle pourrait la briser comme en prendre soin, telle la jolie poupée qu'elle était. Elle devait lui appartenir.
La sensation fraîche et mouillée glissa sur son bras puis sur sa main, s'enroula sur le manche de la quinque, près des réservoirs de RC. « Qu'attends-tu, encore ? Tu ne vois pas qu'elle attend ? » La voix siffla doucement derrière ses oreilles. La Colombe resta de marbre, son regard devenant d'autant plus vide qu'il ne l'était déjà. Sa main exerça un petit mouvement, comme une esquisse de celui qu'elle hésitait à faire, mais n'en fit plus. La voix alors revient, pour apparaître devant Hibiki sous sa forme anthropomorphe. « Ne me dis pas que tu ne sais pas quoi faire.. » Sa main froide se posa sur la lame, et l'appuya vers le bas pour qu'elle entre en contact avec le dos nu de la jeune Inspectrice. « Je te pensais adulte, Hibiki. Plus que moi du moins, que tu as laissé mourir. » Elle déglutit silencieusement, touchée en plein cœur. Elle avait raison dans le fond. « Je vais t'aider un peu, pleurnicharde.. » Le reflet de cette réalité disparue se saisit de la main de La Colombe qu'il était devenu, et activa les deux réservoirs de la quinque dont la lame prit une teinte plus bleutée. Le halo autour de celle-ci ne fit que grandir dans un crépitement électrique, la puissance enfermée jusqu'ici résonna dans le bras tout entier de la Colombe noire. « Tu es tellement indécise.. » Un gloussement taquin plus doux que les précédents résonna dans sa tête, alors que les deux mains jointes, elles traçaient dans la peau de la poupée humaine deux lettres, deux initiales, « HK ».
I can feel our hearts collide, I can feel our hearts ignite.

Elle est à moi maintenant. Je peux sentir un lien, imperceptible pourtant, relier nos deux poignets. Puis je la sens elle, cette illusion reflet de moi, qui se plaque contre mon dos dans une alliance rêveuse. Je la sens poser sa tête sur mon épaule et ricaner, alors que je me questionne sur la véracité de son existence. Est-elle vraie, ou est-elle fausse ? Est-elle mon imagination, ou suis-je la sienne ? Tout ce que je sais, c'est qu'elle est à moi, cette petite poupée de chiffon et d'ivoire dont je dois prendre le plus grand soin.
I like you.. enough to destroy you, tear you down.

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«... Ready to accept it... »

L’instant se figea dans l'éternité. L'attente me rongeait. La peur se riait de moi. L'espoir qu'elle arrête dansait joyeusement devant mes yeux. Je serrais les poings, je devais tenir, je pouvais être forte même maintenant. Si je tenais face à ça, ce sera le premier pas. Je vais renaître et imposer ma présence sur ce monde, je tiendrai face à tous et les écraserai. J'irai jusqu'à Londres, venger Melo. Je n'étais pas encore assez imposante. Ils me voient tous comme une gamine, alors je vais leur montrer. Montrer la femme dangereuse qui dort en moi.

La lame se posa doucement sur mon dos. Froid. La lame est froide. Je frissonne à ce contact. Soudainement, le froid devient chaud. J'hurle. Ça me brûle. J'essaye de m'extirper, mon dos s'arque, mais rien n'y fait. Je ne reconnais même pas mes propres hurlements. La tête me tourne. Le chaud bouge et puis ça s'arrête. Mais la douleur, elle, ne s'arrête pas. Tout mes nerfs sont touchées, la douleur se transmet, pulse dans tout mon corps tel un serpent qui s'autoriserait une excursion dans mon corps. Je sentais la chaleur qui irradiait mon dos. Je ne sais plus combien de temps je restais là, bêtement sur le sol, à attendre un quelconque soulagement.

Je finis par me dire qu'il était temps de me relever. Je serrais les dents. Je m'aidais du bureau pour me relevée. Un cri de douleur s'échappa, mais je tint bon. Je fini par réussir tant bien que mal, à me mettre debout. Mes jambes vacillaient et j'étais autant essoufflée que si j'avais courut un marathon. Trisha semait d'ouvrir la porte et la tambourinait avec un rage maternelle. Je souris tristement et me laissa tomber dans les bras d'Hibiki que je savais derrière moi. Pourquoi n'avais-je donc pas envie de la chasser ? Elle me marque tel du bétail et moi je retourne dans ses bras ? Je me crispais. Mon estomac continuait de se tordre, cette fois-ci sous la pression de mes sentiments. Je me laissais aller contre elle et crachais tout ce que je ressentais :
«  Pourquoi ? Pourquoi m'as-tu imposée cela ? Me faire tienne ? Mais ça veux dire quoi ! Mes sentiments ne me déstabilisais pas assez, fallait que tu rajoutes ça ? Tu me marques comme une vulgaire vache d'un paysan américain et moi... moi... je... » Ma voix s'éteignit, j'étais trop émotive et j'avais trop crier auparavant.
Mais mon instinct me souffla qu'elle comprenait. Qu'elle me comprenait. Et que nous n'avions pas besoin de nous encombrée de tant de mots pour nous comprendre.

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Long ago,
Inside a distant memory,
There is a voice that says,
Do you believe a world of happy endings ?

► www

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas si je veux réellement le savoir. Tout me semble flou, j'ai l'impression d'être sortie de mon corps et de ne pouvoir gérer mes mouvements. Mes doigts sont engourdis sur ce metal froid qui pulse pourtant d'énergie. J'ai du mal à réaliser la situation, ai-je réellement fait ce que je crois avoir fait ? Je ne suis pas capable de bouger ; un grésillement vient à mes oreilles, comme des acouphènes. Je n'entends plus rien. Je ne peux que constater en silence son corps rampant au sol dans la douleur comme si je ne faisais pas partie de la scène, comme si elle n'avait pas de bande son. Je ne peux que constater l'absence de moi-même.

Le poids de son existence tombe sur mes bras, et me fait reprendre conscience. Le son revient, mais mes doigts sont toujours engourdis. Je ne la vois plus, cette fille juste comme moi qui me crache toutes ces choses comme un serpent, et je ne sais même pas si elle existait réellement ou si elle était juste produit de mon imagination. Leurs mots me font mal, à toutes les deux. Soudain je peux entendre le vacarme que fait la gouvernante contre la porte, et ses cris de douleur étaient sûrement aussi perçants que ceux qui l'avaient interpellée. Mon attention se porte sur cette porte qui manquerait de craquer sous les coups qui lui sont portés. Je ne veux pas qu'elle rentre, j'ai besoin de parler avec Brittany. Je la prends dans mes bras en me délectant de sa voix si désabusée, et je la trouve sublime malgré qu'elle soit en ruines jusque sur les larmes qui tachent ses joues. Je les caresse tendrement en la regardant, je la regarde se briser. Malgré ce sentiment qui serre toujours mon cœur, je ne peux définitivement pas m'empêcher de faire le mal autour de moi. Mais ce mal là est différent, il est nécessaire. On doit tous souffrir et se briser pour se reconstruire et être heureux. « Maintenant, je serais toujours là pour te protéger. Maintenant, je peux te jurer que je construirais un nouveau monde pour toi, qui sera assez splendide pour égaler ta beauté. Maintenant, je suis capable de te montrer à quel point tu es spéciale. » Mes lèvres se posent instinctivement sur les siennes, tremblantes encore par ma faute. Je ne sais pas si j'aurais réellement du faire ça, mais qui sait ce qu'elle aurait pu me faire si je ne lui avais pas obéi.

Ma main se promène sur ses joues humides et je ne peux plus supporter ce bruit de font violent et désagréable. Je l'abandonne doucement, mes doigts glissent sur sa peau, alors que mon visage refuse d'exprimer quoi que ce soit. Ma main se pose de nouveau sur ma quinque avec un rictus amer ; cet instant me revient en tête alors que je reprends mon arme et ma force en main. Je déverrouille lentement la porte et rattrape de mon bras libre la gouvernante affolée et enragée qui me fond dessus. Je n'ai pas le temps de comprendre quoi faire que je dois éviter ses coups désorganisés et empreints de panique. « Sors d'ici immédiatement ! Sors d'ici !! » Je sais que je ne dois pas la blesser, quelque chose me dit que Brittany me maudirait si je cédais. Je me laisse reculer par de petits bonds félins jusqu'à la fenêtre, et j'y lance un regard peu sûr. En voyant le bras qui manque de s'abattre sur mon visage au moment où je repose mon attention sur la gouvernante, je préfère m'accroupir pour m'appuyer au rebord et sauter. « Tu lui as fait mal ! Vas t'en et ne reviens pas !! » Je me réceptionne, engourdie, quelques mètres plus bas. Ma tête tourne, mais je ne mets pas beaucoup de temps à me remettre de mes émotions. Mon cœur bat vite, et est de plus en plus serré. Je la vois de la fenêtre foncer sur la petite Colombe pour la prendre dans ses bras. Je me sens si vide, mes doigts sont encore engourdis et mon regard est calmement posé sur elles. « Comment peut-on avoir si peut de considération pour les autres ?! Brittany viens, je t'emmène à l'hôpital.. » J'attends qu'elles disparaissent de mon champ de vision pour foncer vers l'entrée de la propriété, une larme nerveuse et froide perlant sur ma joue.
Elle est à moi, pas à toi.

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If you ever wanna die fall in love and you'll get kill (PV Brittany - Hibiki)

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