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Forum Tokyo ghoul, basé sur le manga original de Sui Ishida. Avatar du même type en 200*320. Personnage de l'anime interdit à prendre, nous demandons des personnage fictifs car aucun lien avec Ken Kaneki ne sera fait. Cela se passe également à Tokyo.
Nous recherchons davantage de membres pour le groupe de la CCG.
Il reste encore une place pour un top partenaire.


NOTRE PLAYLIST



1: HORIZON - MIYAVI
2: 「P ♢ S」PALE FLESH - FULL MEP
3: THE PRODIGY - THE DAY IS MY ENEMY
4: RIB - FORTY SEVEN (ヨンジュウナナ)
5: ENTROPY - [SOULS TEAM]

If we met at midnight • Kaine Gotô



 

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If we met at midnight • Kaine Gotô
ON EST EN 2016, CA VA BOUGER CETTE ANNEE !
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Au début, il restait cette sensation terrible qui le prenait à la gorge, cette crainte si forte qu'elle l'empêchait de respirer et l'obligeait à pomper pour trouver l'oxygène dont il avait besoin. La nuit handicapait sa vue et son corps était secoué par des tremblements toujours plus violents. Il se sentait pâlir à chaque pas. Il se sentait suivi, observé peu importait la rue qu'il choisissait ou le temps qui s'écoulait. Courir ne servait à rien et s'arrêter serait synonyme d'une mort certaine. Alors, il marchait encore et encore, il marchait jusqu'à tomber sur cette ruelle, jusqu'à ce que...

Un simple cri puis le silence. Le silence salvateur et réconfortant que Shion chérissait tant. Il avait encore des sueurs froides du cauchemar qu'il venait de subir, s'étant redressé soudainement et en pleurs dans son lit. Il serrait ses draps pour réaliser que sa pauvre carcasse ne se trouvait effectivement pas étendue sur les pavés froids, qu'il était bien vivant. D'un regard bref jeté en direction de son réveil, il s'informa de l'heure et se leva. Le brun fila prendre une douche glacée afin de reprendre ses esprits. Il vaqua ensuite à diverses occupations, surtout celle de jouer en ligne au point de sauter le repas du midi. Le garçon voulait se vider la tête, ne penser à rien. Il ignorait ce qu'il devait faire pour enfin arrêter de se voir mourir, regrettant que son inconscient prenne le relai dès qu'il fermait les paupières. Il était pris au piège par lui-même.

Il faisait faim comme on dit et son ventre réclamait sa pitance. Shion soupira et descendit les escaliers avec son casque qu'il se contenta de brancher à nouveau pour conserver sa musique. Il se coupait des bruits de Tokyo qu'il parvenait encore à discerner faiblement. Il voulait être attentif et concentré car il savait qu'il ne cuisinait pas que pour lui, qu'il avait désormais quelqu'un qui se réjouissait de sa venue. Un sourire simple se dessina sur ses lèvres rien que d'y penser. Il se rendait utile à quelqu'un et bien qu'il ne reçoive bien souvent pas même un sourire en retour de ses efforts, de ses livraisons, il attendait avec impatience ce moment de la journée.
Même le chemin semblait court lorsqu'il se rendait là-bas et il aurait tant aimé qu'un jour Hiroshi lui dise de rester un peu. Juste pour boire un jus d'orange devant la télévision, pour que sa solitude le laisse tranquille un moment.
Que sa solitude ne le laisse pas seul un peu plus longtemps.

Et le brun sortit après avoir dévoré sa part en vitesse. Il refusait de laisser Hiroshi s'impatienter. Oh peut-être n'aurait-il même pas remarqué qu'il avait passé une journée entière sans rien avaler mais le petit Shion n'appréciait pas du tout cette idée. Se souvenant de son mauvais rêve, il se hâta plus que d'habitude pour rejoindre l'immeuble où vivait le jeune calligraphe. Il restait ensuite l'épreuve des escaliers puisqu'il ne prenait jamais l'ascenseur par sécurité. Les ascenseurs aussi figuraient effectivement sur sa liste des lieux dangereux à éviter parce qu'il pouvait décéder dedans. Que ce soit parce qu'un tueur se trouvait à l'intérieur ou parce qu'il aurait pu se retrouver bloqué à l'intérieur sans qu'on ne vienne à son secours... et aussi car les endroits clos l'angoissaient. Bref, ascenseur rimait avec peur et ce n'était pas une coïncidence selon lui. Il monta donc les marches, rapidement essoufflé à cause de sa fragilité physique.  Il frappa une fois, deux fois, trois fois.

Personne ne semblait là mais il savait que ce n'était pas le cas. Il s'assit un moment sur une marche en attendant, laissant cinq minutes, puis dix minutes. Il retenta à plusieurs reprises sans jamais recevoir de réponses. Timidement il s'avança vers la porte du voisin de palier et inspira une grande bouffée d'air. L'incertitude se sentait dans les coups rapides et faibles qu'il donna sur le bois.


• Hum... E...Excusez-moi, je file mais... si vous voyez, entendez ou sentez Nishimura-san... vous pourriez... l...lui dire que j'ai déposé son dîner... de...devant chez lui ? En...Encore pardon...

L'incertitude se sentait dans le temps qui sépara sa phrase bafouillée et le bruit de ses pas qui s'éloignaient. Il se retrouva devant la porte de l'immeuble en un temps record, la main tremblante sur la poignée. Il se tourna encore, sûr d'avoir entendu quelqu'un avant de sortir. Shion haussa les épaules, se contentant de se dire qu'il s'agissait d'un bruit que son cerveau malade avait imaginé. Il se dépêcha de quitter l'immeuble et marchait d'un pas lent, évitant les lieux qu'il considérait comme mortel, sauf celui-là.

Il s'arrêta un instant là, devant cette ruelle où il avait vu un de ses plus vieux voisins se faire dévorer. Là où il fixait le vide avec une fascination morbide qui ne lui ressemblait pas.

C'était comme s'il jouait à se faire peur en pensant que le seul endroit où il ne courait aucun risque, c'était là.
Sauf que le brun se montrait toujours téméraire au mauvais moment.
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If we met at Midnight


Feat Shion Fujiwara


Encore une fois aujourd'hui était une belle journée sur Tokyo. Encore une fois tu n'es pas sorti de chez toi. Tu aimes à te dire que la seule chose qui te fait rester enfermé dans cette chambre est le soleil. Que des rougeurs sur ta peau si blanche, disparaissant aussi subitement qu'elles apparaissent serait trop intrigantes pour les humains. Mais la vérité est que même en automne, même en hiver quand le temps est froid et que tu dois te couvrir tu ne sors pas. Enfin si de temps en temps, car tu as beau être une goule tu as besoin de certaines choses, tu dois sortir parfois. Mais sans raison valable tu t'aventures si peu hors de chez toi que tu passes pour un ermite auprès des voisins. Enfin, auprès de ceux qui ont remarqué ton existence. Et on ne peut pas dire qu'ils soient nombreux.

Tu as passé ta journée à lire. Ton roman est si captivant que tu n'as pas vu le temps s'écouler, dévorant les pages sans pouvoir t'arrêter. Le livre raconte l'histoire d'un garçon qui se retrouve soudainement changé en monstre par une horrible sorcière et doit alors faire face aux autres villageois. Si le garçon essaye de ne pas leur faire de mal et vit en reclus dans une maison isolée, les villageois ne sont pas tendre avec lui, ne cachant pas leurs regards de dégout et de curiosité malsaine. Le garçon finit par quitter le village à la recherche d'un endroit meilleur pour lui, d'un lieu où il ne sera plus traité comme un monstre...

Intérieurement tu ne peux t'empêcher de t'identifier à ce garçon, c'est certainement pourquoi tu lis ce livre avec tant d'avidité. Tu veux voir si le garçon trouveras son paradis sur terre ou si finalement, il deviendra le monstre dont il a l'apparence. Tu as l'impression que s'il arrive à s'en sortir, tu auras peut-être une chance toi aussi... C'est peut-être idiot, mais c'est ce que tu ressens en cet instant.

Tes pensées sur le livre et l'avenir possible du héro sont interrompues par des coups frappés sur une porte. Pas la tienne, mais celle d'un voisin. Les murs -et les portes- sont tellement fin dans cet immeuble que l'on entend quasiment tout ce qui se passe. Tu n'y prêtes pas plus attention que ça et continues ta lecture, alors que les coups se répètent sur la porte du voisin. Le locataire ne doit pas être là... À moins qu'il ne s'agisse du crétin d'en face, Nishimura, auquel cas la personne qui frappe peut attendre longtemps pour se faire ouvrir la porte. Au bout d'un moment tu n'entends plus rien, l'autre a du comprendre et repartir.

Sauf que plusieurs minutes plus tard les coups reprennent. Il y a des gens qui sont vraiment motivés dans la vie. Enfin, ça ne te concerne pas alors tu continues ton livre. Mais voilà que les coups, retentissent de nouveau, mais à ta porte cette fois-ci. Tu lèves la tête, hésitant à aller ouvrir, tu n'as pas spécialement envie de savoir qui est derrière cette porte. Puis tu entends une voix - assez jeune- s'élever de l'autre côté de la porte. 


« • Hum... E...Excusez-moi, je file mais... si vous voyez, entendez ou sentez Nishimura-san... vous pourriez... l...lui dire que j'ai déposé son dîner... de...devant chez lui ? En...Encore pardon... »

En entendant le nom de Nishimura tes poils se hérissent et inconsciemment tu te frottes la joue. Puis les paroles arrivent jusqu'à ton cerveau et tu te relèves d'un bond. Encore quelqu'un qui veut que tu joues le livreur pour cet idiot de gribouilleur ?! Tu te précipites vers la porte, mais le temps d'y arriver l'autre est déjà parti et tu peux entendre ses pas dans l'escalier. Tu te penches au dessus de la rambarde et crie un grand « Hey ! » mais l'autre ne lèves pas la tête pour autant. Tu pourrais laisser le repas devant la porte de Nishimura et juste rentrer chez toi, mais si tout le monde commence à te prendre pour le secrétaire/réceptionniste de cet idiot tu risques de commettre un meurtre. Tu rentres enfiler tes chaussures, récupères le diner posé devant la porte et te précipites dans l'escalier, descendant les marches à toute allure. Quand tu arrives enfin en bas, c'est pour voir ce qui ressemble de dos à un adolescent quitter l'immeuble.

Mais maintenant que tu es dehors, le diner dans tes mains tu ne sais pas comment accoster cet inconnu. Tu ne vois que son dos mais il ne semble pas avoir énormément de différence d'âge avec toi. Mis à part Toki, tu ne fréquentes que peu de jeunes et tu as perdu l'habitude de leur parler. Que devrais-tu lui dire ? Sans même t'en rendre compte tu as suivi le garçon, ne prêtant pas attention aux rues qui défilaient jusqu'à ce qu'il s'arrête à l'entrée d'une ruelle.

Au moment où il s'arrête et tourne la tête pour regarder cette ruelle tu te rends compte que tu as un bien plus gros problème que de savoir comment lui adresser la parole. Tu reconnais cette ruelle, tu le reconnais lui. Il s'agit du garçon que tu as épargné. Celui qui d'un seul mot pourrait t'envoyer à la mort.

Le diner de Nishimura s'écrase au sol, tes mains s'étant mise à trembler. Les yeux écarquillés tu fixes le garçon, ne sachant pas quoi faire. Tu devrais partir avant qu'il ne te voit, mais contre ta volonté les mots s'échappent de ta bouche.  


« Toi ? Que fais-tu là ? »



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Malgré les mois qui s'étaient écoulés, Shion se souvenait parfaitement de la scène dans ses moindres détails. Il n'avait eu qu'une seule fois aussi peur auparavant, et là encore, la goule s'était contentée de le regarder et passer à côté. Il finirait un jour par croire que les goules sont aussi inoffensives que des chatons cet enfant. Bien sûr, il regrettait le vieux Nakamura. C'était lui après tout qui lui avait donné sa recette de cookies. Il aurait peut-être dû appeler les secours ou au moins quelqu'un pour signaler que son cadavre était là, mais il ne voulait pas qu'on l'interroge même s'il ne comprenait pas ce qui avait motivé l'autre à le laisser reprendre sa vie.
Il ne voulait pas mentir à Bankichi s'il pouvait s'en passer. Il protégeait un monstre comme l'humanité les appelait, pourtant il se contentait de sourire un peu lorsqu'il pensait à ses cheveux blancs. Quelle drôle de couleur quand même.

Il sursauta et lâcha un cri effrayé de surprise en entendant la voix. Il resta un instant alerte, prétendant n'avoir rien entendu pour se persuader que l'individu ne s'adressait pas à lui. Toi c'était vague après tout et rien ne le renseignait sur le genre, l'âge, le moindre signe distinctif de ce "toi." Ses yeux glissèrent en coin sur les jambes du jeune garçon qui semblait être son interlocuteur et il constata que celui-ci ne bougeait pas d'un millimètre de sa position. Le brun avala sa salive encore et encore dans le vide puisque sa bouche s'était asséchée brutalement. Il prit plusieurs grandes bouffées d'air. Ce n'était pas le moment de faire un malaise simplement parce qu'un adolescent entamait une discussion avec lui la nuit.

Le jeune humain aurait probablement mieux fait de courir sans même attendre de connaître l'identité de ce cruel personnage qui n'avait pas l'air de savoir que la politesse voulait que l'on entame un échange verbal par une salutation quelconque. Il lui aurait bien fait la remarque si lorsqu'il se tourna vaillamment de 90° pour lui faire face, il ne devint pas encore plus pâle que l'albinos, chose qui en soi constituait probablement un exploit, effectivement. Sa lèvre inférieure tremblait devant ce qu'il pouvait qualifier d'un fantôme. Pourquoi cette goule était revenue ici ? Shion était persuadé qu'elle n'aurait jamais pris le risque de le croiser à nouveau et qu'il allait avoir l'occasion de vivre une vie paisible malgré son isolement.

Son corps s'était comme figé, tout ses muscles s'étaient tendus au point qu'il en souffrait par endroit. Il tenta vainement de reculer pour prendre la fuite mais après seulement deux pas en arrière, l'adolescent se retrouva sur les fesses. Conscient qu'il n'allait certainement pas avoir la capacité physique de rentrer en sprint chez lui vu l'effort qu'il fournissait déjà pour rester conscient et la très légère intuition qui lui chuchotait que la goule en le voyant se déplacer s'était préparée à cette éventualité, que l'effet de surprise ne fonctionnerait plus. De son regard dégoulinant de peur, il fixait le sien comme pour tenter d'y trouver une lueur d'espoir. Alors, ses yeux restaient rougeoyants en permanence ? Il s'accrocha à cette couleur qu'il avait en commun avec Bankichi et ses lentilles comme à une bouée, tentant d'essayer de dégager assez de place que pour penser, que pour bafouiller quelque chose.


• R...Ri...Rien... je ren...rentre chez m...moi... Je...je v...vous jure... Je p...passais de...vant... c'est s...sur le che...min...

Il le détailla rapidement, constatant sa constitution aussi fragile que la sienne. Cool, un point commun. Ils pourraient en discuter pendant qu'il lui mangerait un bras tiens.

• L...Le dî...ner de Nishimura...sa...san... ?

Shion, en dehors de ses phobies et ses troubles dévorants, restait un garçon bien plus intelligent que la moyenne. Il se trouvait en avance sur ses camarades dans tout ce qui restait théorique et n'avait aucun mal à être premier de classe, pas que de classe d'ailleurs.

Les autres le détestaient peut-être aussi pour cette raison mais qu'aurait-il pu faire d'autre de ses journées quand eux sortaient au karaoké. Cependant, c'était également cette raison qui risquait davantage sa perte. Son cerveau réalisa après un instant qu'il savait désormais où vivait celui qui avait déjà commis l'imprudence de l'épargner une fois ainsi que son identité. Le brun avait lu son nom à de nombreuses reprises lorsqu'il vérifiait encore une dizaine de fois avant de frapper à la porte, de peur de déranger la mauvaise personne. Dans sa tête, il n'était plus qu'un cadavre encore capable de se mouvoir, alors dans les faits, il décida d'opter pour le quitte ou double, une tentative désespérée mêlée à sa naïveté habituelle. De son côté, le lien qu'il avait avec Kaine était celui d'une confiance accordée à l'instant où il l'avait frôlé et s'en était allé, et on ne mangeait pas les gens en qui on avait confiance sans qu'ils l'aient trahie n'est-ce pas ?


• Kai...Kai...Kaine-san... j...je...je n...n'ai r...rien d...dit...pro...promis... lâcha-t-il d'un air suppliant sans trop savoir comment prononcer son prénom, qu'il avait certainement écorché d'ailleurs.

Chacun tenait la vie de l'autre entre ses mains mais Shion n'avait pas réellement conscience du danger qu'un gamin comme lui représentait. Il retenait des larmes en réalisant qu'au final, il aurait mieux fait de rester chez lui. Il risquait de servir de repas sans même que celui qu'il amenait ne profite à Nishimura.
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If we met at Midnight


Feat Shion Fujiwara


Si tu es sous le choc de retrouver ce garçon, il l'est encore plus que toi. En fait, il paniquait déjà, avant même de voir ton visage, et une fois qu'il se retourne tu peux lire sur son visage qu'il est terrifié. Tu n'as jamais aimé voir cette expression sur le visage des gens que tu as eu à tuer, c'est d'ailleurs l'une des raisons qui font que tu ne chasses pas. Alors voir la terreur de ce garçon ne te procure aucun plaisir, contrairement à certain de tes semblables qui s'en délecterait à coup sûr. Si tu avais le moindre doute sur le fait qu'il se souviendrait de toi ou non, tu as ta réponse. Il se souvient de toi, de ce que tu as fait, et de ce que tu pourrais lui faire.

Tu le vois amorcer quelques pas en arrière, très certainement pour prendre la fuite, et alors que tu t'apprêtes à l'en empêcher le voila qui trébuche seul, se retrouvant assis par terre devant toi. Bégayant, il répond à la question que tu ne te souviens même plus avoir posé. Il est donc du quartier, ce qui n'est pas si étonnant que ça au final. C'est ce qui explique sa présence dans cette ruelle à une aussi tardive la première fois que vous vous êtes rencontrés, et aujourd'hui. Si tu sortais plus souvent de chez toi peut-être l'aurait-tu déjà croisé de nouveau dans les rues. Pourquoi a-t-il fallu que tu lui coures après aujourd'hui ?   


« • L...Le dî...ner de Nishimura...sa...san... ?  »

Ah oui voila, c'est pour cela que tu es sorti de chez toi. S'il n'avait pas frappé à ta porte, vous auriez peut-être pu continuer vos vies sans jamais vous revoir. Le destin ne t'apprécie vraiment pas. Si tu n'étais pas sorti de tes gonds à la mention de Nishimura aussi.... Comment les deux se connaissent-ils d'ailleurs ? Et depuis quand l'autre crétin se fait-il livrer ses repas par un adolescent ? Il n'a donc vraiment aucun savoir-vivre. Enfin ce n'est plus le moment de penser à lui, tu as les bras bien assez chargé avec le garçon qui se tient devant toi. Que pourrais-tu lui répondre ? À la base tu voulais juste lui rendre le repas.

« Je... Oui... »

Ton éloquence est aussi raffinée que celle d'un poisson rouge sorti de son bocal. Comment expliquer au garçon qui t'a surpris par le passé en train de dévorer un vieillard que tu es en froid avec le voisin qu'il venait voir et qu'il peut soit récupérer son repas, soit le remettre directement à la personne concernée... Pas facile.

Alors que tu cherches encore tes mots, le brun reprend la parole et te glace le sang. Non content de savoir où tu habites il connait aussi ton nom. Comment ? Instinctivement tu regardes autour de toi, voulant vérifier que personne n'as entendu. Tu te rends alors compte que même s'il y a peu de personnes dans les rues à cette heure-ci, le spectacle d'un albinos et d'un garçon par terre, les yeux larmoyants commence à attirer l'attention de certains passant. Sans compter que votre discussion n'est pas du genre que l'on peut faire en public.  

Sans penser que le garçon va très certainement frôler la crise cardiaque tu avances vers lui et l'attrapes par le bras, le relevant de force. Vous avez beau être quasiment aussi maigre l'un que l'autre, tu as l'avantage d'avoir la force d'une Goule contrairement à lui. Sans t'arrêter pour réfléchir, tu l'entraines dans la ruelle, là où tout a commencé. Une fois bien engagé dans la ruelle tu le plaques contre un mur, les mains sur ses épaules pour l'empêcher de fuir, espérant qu'il ne se mette pas à crier. Il ne l'avait pas fait la première fois, mais peut-être était-ce du au choc de voir un autre être humain se faire manger devant ses yeux. S'il se mettait à crier maintenant, tu aurais peut-être le temps de le tuer, mais tu ne pourrais plus jamais montrer ton visage dans la rue. Tu devrais te cacher jusqu'à la fin de tes jours. Et tu n'as pas envie de le tuer. Pas cette fois-là, pas cette fois-ci. Avant de pouvoir te retenir, tu lui demandes:


« Pourquoi n'avoir rien dit ? Comment-être sûr que tu ne diras rien ? »

Tu le regardes, tourmenté. S'il avait parlé avant, il n'aurait eu qu'une description et un vague périmètre. Maintenant il connait ton nom, ton adresse. Il pourrait ruiner ta vie en un claquement de doigt. Toutes les règles de survie des Goules te disent de le tuer. Il représente une menace bien trop grande. Pour toi, pour la famille qui porte ton nom, pour Toki qui vient régulièrement te voir. Il n'y a pas que ta vie qui est en jeu, mais celle des autres. Alors pourquoi ne peux-tu pas le faire ?



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Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit Kaine commencer à s'approcher de lui. Péniblement et toujours par terre, il s'érafla les mains en s'aidant de celles-ci pour reculer péniblement sans avoir à se relever. Kaine ne dosait pas sa force en fonction de la constitution de son prisonnier qui, déjà fort douillet à la base, grimaça de douleur en sentant qu'il l'empoignait pour le tirer jusque la ruelle, ou plutôt le traîner jusque là. Il laissa s'échapper un faible couinement, suivi d'une phrase de protestation presque chuchotée tant sa peur l'étouffait. Sérieusement, il aurait pu le suivre s'il s'était contenté de le lui demander simplement, mais il était évident que dans le cas présent, il luttait pour résister à l'albinos et  pouvoir lui filer entre les doigts.

• A...Aïe... D...D...Dou...Doucement... V...V...Vous me f...fai...faites m...m...mal !

Il n'avait aucune exigence à formuler dans sa position, il n'était pas stupide au point d'être capable de croire le contraire. Oh, il aurait certainement pu sortir son téléphone et appuyer sur le bouton d'appel d'urgence pour joindre son frère et lui crier ce qu'il se passait mais la panique ne le rendait pas particulièrement intelligent.

Le brun écarquilla les yeux en entendant les deux questions de la goule. Lui-même ignorait quoi lui répondre en réalité. Comment expliquer quelque chose d'aussi vague et insensé ? Il aurait voulu lui raconter ce qui lui était arrivé petit mais il manquait énormément de temps pour discuter de tout cela et Shion se doutait qu'il n'allait certainement pas l'inviter à se retrouver au calme autour d'un café. Puis il n'en conservait que quelques maigres souvenirs. Le choc avait même effacé de sa mémoire le visage du membre du CCG qui l'avait sauvé. Il ne pouvait pas nier par contre porter un intérêt trop grand au sujet des goules, intérêt que Kaine avait nourri sans même en avoir conscience.


• V...V...Vous m'a...a...avez deman..dé... de n...ne ri...rien d...dire...

Pour lui, c'était logique. Il l'avait laissé en vie et lui avait demandé de ne rien dire, alors il s'était tût. Pourtant, même plaqué contre le mur, il ne regrettait pas un instant sa décision. Le brun n'était pas de ceux qui auraient souhaité la mort de leur bourreau. Il allait mourir, et tout se finirait là. Il n'y aurait pas de vengeance interminable, de souffrances inutiles... non. Il allait disparaître et son regard traduisait son désespoir. Shion ne possédait rien qui puisse prouver qu'il garderait ce secret et il avait l'air bien minable ainsi. Le monde se montrait hostile envers les adolescents aussi innocents et naïfs que lui, il le savait pourtant. Jamais il n'avait trouvé sa place avec ses belles valeurs, ses valeurs nobles d'enfant, et il n'en trouverait plus. Plus parce que bientôt il ne serait plus de ce monde. Plus parce qu'il ne pouvait plus s'échapper. Plus parce qu'un "Je te le promets" ne comptait plus à leur âge. Le jeune garçon n'était qu'une anomalie.

Et personne n'aimait les anomalies. Tant pis pour elles si elles étaient mignonnes.

Devait-il se débattre, s'agiter un peu pour au moins tenter de sauver sa peau ? Il n'en voyait même plus l'utilité à ce point. Il aurait dû se douter qu'il se retrouverait un jour pris au piège de la sorte, aussi vulnérable qu'un insecte qui se serait bêtement jeté dans la toile d'une araignée. Il baissa la tête pour fuir le visage de son prédateur et ses yeux qui se noirciraient bientôt, refusant de savoir quand il comptait le dévorer. L'attente lui paraissait si longue qu'il ne parvenait plus à gérer les sentiments qui se déchaînaient en lui. Terrifié, toutes ses forces l'abandonnèrent, à un point tel que ses jambes ne le soutinrent plus du tout. Il peinait à calmer sa respiration qui s'affolait de plus en plus maintenant qu'il se savait condamné. Son petit cœur allait le lâcher et il en était conscient, mais finalement, n'était-ce pas mieux ainsi ? Il n'aurait pas le temps d'avoir mal s'il était pris d'un malaise.  Il partirait en douceur au moins.
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If we met at Midnight


Feat Shion Fujiwara

Sans écouter les faibles protestations de l'Humain tu l'as entrainé dans cette ruelle, à l'abri du regard des passants. Pas pour le tuer, juste pour discuter... Mais à le voir trembler ainsi devant toi, la scène ressemble plus à celle du loup s'apprêtant à dévorer l'agneau qu'à autre chose. En même temps il a vu de ses yeux de quoi tu es capable, il est normal pour lui d'être terrifié. Tu le saurais aussi à sa place. En fait même sans être à sa place tu l'es tout autant que lui. Cette fragile créature tient ta vie entre ses mains. Un mot de lui et ton existence se termine. Alors pourquoi n'a-t-il encore rien dit ?

« • V...V...Vous m'a...a...avez deman..dé... de n...ne ri...rien d...dire...  »

Tes yeux s'écarquillent. Il n'a rien dit juste parce que tu lui as demandé ? La majorité des Humains auraient couru jusqu'au centre de la CCG le plus proche pour te dénoncer. Même s'il n'y a aucune récompense pour ta tête puisque tu n'es pas du genre à faire des vagues, toute dénonciation de Goule est récompensée pour encourager les citoyens. De même que cacher ou s'associer consciemment avec une Goule est passible de fortes peines de prison pour décourager toute empathie.

« N'importe qui d'autre m'aurait dénoncé... »

Malgré l'impression que tu avais eu ce soir là, celle qui t'avait empêcher de tuer le garçon, tu avais passé les semaines suivantes enfermé dans ton appartement refusant de sortir, te demandant à chaque instant si la CCG allait débarquer chez toi. Tu avais peur de sortir dans la rue pour trouver des affiches de ton portrait. Chaque fois que tu entendais du bruit dans les escaliers, chaque fois que l'on frappait à ta porte -même si ce n'est pas souvent- tu avais peur de voir des inspecteurs de la CCG défoncer ta porte et t'emporter avec eux. Enfin ça c'était dans tes rêves les plus optimistes. La plupart du temps tu les voyais juste t'exécuter sur place, sans aucune forme de procès. Et voilà que le garçon t'annonce qu'il n'a rien dit pour la simple raison que tu as dit de ne pas le faire. Aurait-il sauté d'un pont si on le lui avait demandé aussi ?

Ses paroles pourraient n'être qu'un mensonge, mais tu ne le penses pas. Tu ne connais pas ce garçon, mais il a comme cette aura d'innocence qu'on ne trouve habituellement que chez les enfants. Cette façon de voir le monde que l'on perd en grandissant, lorsque la réalité nous rattrape. Tu ne peux pas réellement dire qu'il t'inspire confiance, tu ne le connais pas, mais tu n'as pas l'impression qu'il est du genre à trahir une promesse. S'il promet de garder le secret il le fera très certainement. Et tu ne veux pas lui faire de mal...

Enfin il faudrait peut-être que tu lui expliques car il a l'air au bord du malaise. Il fuit ton regard, sa respiration se fait saccadée, et d'un seul coup il glisse au sol, comme si ses jambes ne le tenaient plus. Tous les signes d'une proie qui va se faire dévorer et ne cherche même plus à lutter. Tu pourrais le laisser là et t'en aller, il a dit qu'il ne dirait rien sur toi... De plus c'est ta présence qui le fait paniquer ainsi, si tu venais à partir il irait certainement mieux. Mais tu ne peux pas l'abandonner comme ça dans une ruelle, tu es peut-être une Goule mais tu n'es pas un monstre contrairement à ce que la majorité de la population penses.   


« Calme-toi. »

Tu t'accroupis devant lui, veillant à ne plus le toucher. Il parait que lorsqu'une personne panique, mieux vaut ne pas la toucher sans son consentement au risque de créer encore plus de complications.

« Je suis désolé, je ne voulais pas te faire peur comme ça. » Tu hésites, peu certain de savoir ce que tu peux lui dire. « J'ai paniqué en te voyant là, je ne pensais pas vraiment te revoir un jour.  »

Tu ne sais même pas s'il t'écoutes. En cas de difficultés respiratoire les gens ont du mal à entendre non ?

« Respire ! Inspire bien profondément et relâche tout doucement. »

Et tu lui montres l'exemple en prenant une grande respiration que tu relâches doucement. Tu es prêt à répéter l'opération jusqu'à ce qu'il se calme. Tu n'as pas envie qu'il tombe dans les pommes dans cette ruelle. Si c'est le cas tu ne sais même pas ce que tu ferais. L'abandonner là serait trop dangereux pour lui, mais le porter jusque chez toi... Ce n'est pas une option que tu as envie d'envisager pour le moment.



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Le son de sa voix semblait si lointain qu'il se risqua à affronter de nouveau son regard. Kaine n'avait pas bougé mais l'adolescent s'étonna avant tout de constater que  ses yeux avaient conservé leur couleur habituelle. Il s'y accrocha de toutes ses forces, désespéré. Une part de lui voulait à tout prix faire confiance à l'albinos, croire en l'illusion d'un lien qui le reliait enfin à quelqu'un d'extérieur à sa famille malgré le fossé qui les séparait naturellement. Pourtant, ce fut bel et bien le visage de son grand-frère qui lui revint en mémoire une fois perdu dans ces iris rougeoyants. Instinctivement, il attrapa faiblement la manche de la goule, tremblant encore de toute part et incapable de produire le moindre bruit. Shion aurait même pu se réfugier dans ses bras s'il ne s'était pas vu mourir de sa main quelques minutes plus tôt. Inconsciemment, il avait presque envie de tenter le coup pour ne plus rien voir. Comment pouvait-il se focaliser sur Tokyo dans un moment pareil ? Son sens des priorités était donc atteint si gravement. Kaine ne pouvait pas l'abandonner. Pas maintenant. Pas tout seul dans cette ville maudite. Même s'il s'agissait de son quartier, le brun n'aurait pas été en état de rentrer jusque chez lui. Il était désorienté, terrifié et sans défense au beau milieu de ce qui constituait sa plus grande peur. Une goule ne représentait rien en terme de danger lorsqu'elle était concurrencée par la métropole.

Cependant, White Death réussissait peu à peu à l'apaiser, un véritable miracle. Son ex proie était chamboulée au point de ne plus se focaliser autant sur les raisons de sa panique, évitant ainsi de peu la surenchère. Le comportement de Kaine soulevait tant de questions que Shion ne réalisa même pas qu'il se montrait impoli en plus d'être trop imprécis. Il avait en effet oublié de témoigner sa gratitude. Celle d'être en vie et celle de rester à ses côtés dans un moment pareil.


• P...P...pour...quoi...

Pourquoi m'avoir épargné la première fois. Pourquoi m'avoir suivi jusqu'ici ce soir. Pourquoi m'épargner à nouveau. Pourquoi avoir perdu ton temps à me rassurer. Pourquoi une goule se montre plus compréhensive que la plupart des humains que je côtoie.

Tant d'interrogations, autant de mots qui se bousculaient pour échouer au fond de sa gorge. Le jeune garçon luttait vainement. Il avait l'impression de pouvoir résoudre l'un des plus grands mystère de son existence et rien ne sortait. Soudain le voisin de palier de Nishimura souleva davantage de questions. Shion écarquilla les yeux, presque choqué d'entendre qu'il n'avait pas été le seul à avoir peur.

• Pani...qué... pourquoi...vous s...seriez pa...niqué... K...Kaine-s...san ?

Il mit de côté sa légère déception en comprenant qu'il n'avait jamais eu confiance en lui depuis leur rencontre, depuis le début. Bien sûr qu'un tel raisonnement était stupide ! Il avait perdu tant de temps à songer à ce soir-là qu'il s'était jeté sur la seule explication qui semblait logique. Lui aussi s'était cloîtré à la villa un mois durant à l'exception faite des cours puisqu'il n'avait pas le choix. Peut-être aurait-il dû s'excuser d'exister ? Kaine serait probablement terrorisé lorsqu'il apprendrait pour son frère et son argent, réalisant à quel point il avait été chanceux d'être tombé sur un être aussi candide que Shion. Il cumulait les arguments en faveur d'être tué sur place le petit brun. En attendant que la goule n'apprenne ces détails, l'étudiant se reprochait tout de même d'avoir instauré un climat de peur entre eux bien qu'en réalité, il n'était pas responsable. Le destin faisait bien les choses.

• V...V...Vous ê...tes v...vraiment une...

Il posa la paume de sa main sur ses lèvres tel un "oups", une pointe d'inquiétude luisant au fond de ses yeux sombres. Il se risqua à balayer la ruelle du regard pour vérifier que personne n'avait entendu quoi que ce soit. Dans un moment pareil, il gardait cette attitude inadaptée d'enfant. Bien sûr qu'il était ridicule pour lui d'éviter de prononcer ce mot. Kaine était une goule, une goule qui l'avait emmené ici parce que personne ne venait, parce qu'ici il comptait se débarrasser de lui sans risquer de compromettre son identité. Shion l'avait vu se nourrir. Il savait sans l'ombre d'un doute ce qu'il était mais l'information refusait de rejoindre son cerveau. Reprenant quelques couleurs, il lâcha sa manche et détourna le regard, honteux comme à chaque fois qu'il imposait ses crises à quelqu'un. Il bredouilla un simple "désolé" tout en travaillant sur sa respiration afin de suivre l'exemple de l'albinos, affaibli mais sur la bonne voie.
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Feat Shion Fujiwara

Tes efforts semblent porter leurs fruits, le brun se calmant peu à peu. Il n'est pas en pleine forme, mais au moins il n'a plus l'air d'être prêt à s'évanouir d'une seconde à l'autre. Un peu surpris, tu ne réalises que maintenant qu'il a saisit ta manche. L'Humain est vraiment étrange. Tu l'effraies au plus haut point et pourtant il se cramponne à toi, comme une sorte de sécurité. Se comporte-t-il toujours ainsi ? Ce n'est pas le genre de question que tu peux lui poser, et de toute façon dans la situation où vous êtes vous avez d'autres choses bien plus importantes à régler. Comme de savoir si tu peux te permettre de laisser le garçon partir une nouvelle fois, sans avoir à craindre une descente de la CCG un peu plus tard. Lui semble plutôt se demander à quelle sauce tu vas le manger ce soir. Vous êtes chacun terrifié de la réaction possible de l'autre, c'en est presque comique.

L'adolescent en face de toi semble stupéfait d'apprendre que tu as paniqué en le voyant. Certes tu ne l'as pas montré autant que lui, mais c'est plutôt logique. Le rencontrer ce soir était comme d'avoir vu un fantôme apparaitre devant soi. Effrayant, stupéfiant, déstabilisant. Tu avais sincèrement espéré ne plus jamais le revoir, pouvoir oublier cette horrible nuit où tu avais du te nourrir par toi même et avais été découvert. Être découvert est le pire cauchemar d'une Goule, et toi tu avais laissé partir la seule personne qui pouvait t'identifier. Aucune autre Goule n'aurait prit ce risque, surtout ne connaissant absolument pas le garçon. Au final tu ne sais comment expliquer tout cela au garçon, alors tu te contentes d'une simple phrase, ne voulant pas non plus le renvoyer dans son état de panique.   


« C'était comme de voir un fantôme... »

Si c'était comme de voir un fantôme pour toi, tu n'imagines même pas ce que cela a du être pour le garçon devant toi. Il t'as vu plein de sang, dévorant un autre être humain. Il y a de quoi faire des cauchemars. Et vu sa réaction en te voyant, il a très certainement du en faire depuis cette nuit. Tu doit surement être le monstre qui hante ses nuits. Peut-être devrais-tu t'excuser pour cela...

Alors que tu te demandes quoi dire, que faire, vient une question que tu n'attendais absolument pas.


« • V...V...Vous ê...tes v...vraiment une...   »

La question n'est pas terminée mais pas besoin pour comprendre ce qu'il a voulu dire. Heureusement pour toi il n'y a personne autour de vous pour vous entendre où tu pourrais avoir d'énormes problèmes. L'adolescent en face toi comprend vite son erreur en posant cette question et regarde autour de vous, cherchant du regard si quelqu'un l'a entendu. Ce garçon est vraiment étrange, on pourrait presque croire qu'il s'inquiète pour toi. Il murmure une excuse et lâche enfin ta manche, appliquant tes conseils de respiration. Ce n'est que lorsqu'il lâche ta manche que tu te rends compte à quel point cela ne te dérangeait pas... Tu es tout aussi étrange que ce garçon dont tu ne connais toujours pas le nom d'ailleurs.

« Ce n'est pas grave, il n'y a personne pour nous entendre ici. Et oui je suis bien une Goule, malheureusement... »

Tu ne peux empêcher une note de tristesse dans ta voix. Si certaines Goules embrassent cette vie, se sentant supérieurs aux Humains, il en est qui pensent que leur vie aurait été bien plus facile s'ils étaient nés Humains. Au moins tu n'aurais plus eu à manger d'autres personnes pour pouvoir survivre. Mais même si tu n'as pas choisis de naitre ainsi, tu refuses de mourir, alors tu t'accroches, tentant de survivre comme tu le peux. ?

« Comment t'appelles-tu ? »

Le changement de sujet est brutal, mais tu en as assez de ne pas connaître le nom de celui qui tiens ta vie entre ses mains. Surtout qu'il connait le tien. Comment le connait-il d'ailleurs ?

« Et comment connais-tu mon nom ? C'est Nishimura qui t'as parlé de moi ? »

Cette perspective est encore plus effrayante que tout le reste. Tu n'oses imaginer ce que ton très cher voisin pourrait avoir raconté sur toi à l'adolescent. Sans en avoir conscience, rien qu'à prononcer le nom de ton voisin, tu fais une petite grimace. Tu n'y peut rien, depuis votre première rencontre, on ne peut pas dire que vous ayez des relations de voisinage très amicales...





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Le traitait-il de fantôme à cause du teint pâle dont il prenait le plus grand soin, cloîtré entre ses quatre murs ? Malgré cette explication claire, Shion refusait probablement l'idée elle-même de faire peur à qui que ce soit. Tout ce qui le rapprochait d'un spectre c'était son habitude de disparaître, fuir dès que la cloche sonnait pour rentrer au plus vite à l'intérieur de son antre. Il ne détourna pas son attention, fasciné par l'attitude de son prédateur. Celui-ci regrettait d'être ce qu'il était et ce sentiment était partagé par le petit trouillard. Il ne connaissait que trop bien l'impression d'être une erreur de la nature, un monstre à sa façon en quelque sorte. Il baissa la tête un instant avant de la relever et serrer les poings. Il le regarda bien dans les yeux et fronça un peu les sourcils. Mais si son air déterminé et encourageant était honnête, les fortes émotions qui venaient de le mettre à mal le perturbaient encore un peu, le laissant quelque peu fébrile et... amusant à voir ?

• Ce... Ce n'est pas votre faute, Kaine-san ! Je m'appelle Shion... Fujiwara.

L'hésitation se lisait dans sa voix. Le brun savait qu'il ne se montrait pas prudent en révélant son identité à une goule lui qui n'osait déjà pas le donner à n'importe qui de peur qu'on l'identifie uniquement comme le membre d'une famille extrêmement riche. Mais plus il parlait avec lui, plus il s'habituait à la présence de Kaine à ses côtés et plus il lui semblait inoffensif. Il se demandait presque s'il était bien le même que toute à l'heure, la même personne dure qui l'avait traîné avec force dans cette ruelle. D'ailleurs en s'en souvenant, il frotta un peu son bras et massa doucement son épaule. Shion avait simplement souhaité se montrer équitable, songeant que le garçon constaterait sa bonne foi. Une sorte de premier pas, en effet. Il pencha lentement la tête sur le côté, étonné de le voir presque inquiet. Comment pensait-il qu'il avait retenu son nom ?

• Non Nishimura-san ne m'a jamais parlé de vous mais... Il y a votre nom... sur la boîte aux lettres de l'immeuble et je les ai relu souvent parce que j'avais peur de... déranger la mauvaise personne lorsque j'amenais à manger à Nishimura-san les premières fois...

Pourtant, il avait osé frapper à une autre porte ce soir.  Décidément, il se souciait bien trop du bien-être de ce gars-là. Hiroshi avait beau être adulte, son aversion pour les activités culinaires risquaient de lui nuire réellement... comme pour ce soir. Il lança un regard en direction de l'autre bout de la rue, tentant de discerner la boîte renfermant la précieuse cargaison. Malheureusement et malgré sa tristesse, il ne pouvait certainement plus rien pour le fruit de ses efforts. Un passant avait dû le ramasser ou donner un coup de pied dedans en marchant.

• Pourquoi... vous avez ramené le repas... de Nishimura-san... ? Il... Il n'aimait pas c'est...ça... ?

Loin de se douter des relations qu'entretenaient les deux voisins, l'adolescent considéra que ce qu'il avait mitonné aujourd'hui ne lui avait pas plu du tout, tout simplement. Il s'était bien dit en mangeant sa part qu'il ne s'agissait pas de l'une de ses plus grandes réussites, mais à ce point-là tout de même... Vraiment, cette journée se terminerait amèrement malgré que sa rencontre avec Kaine le réjouissait en quelque sorte. Cependant, sa question demeurait sans réponse, comme si la goule s'était contentée d'ignorer ce qui ne l'arrangeait pas.

• Mais... pourquoi... c'est la deuxième fois... que vous ne me faites rien...

D'ailleurs, l'albinos n'avait pas bougé. Il était toujours accroupi immobile face à lui et le brun n'osait pas se relever. S'il avait eu si peur de Shion, que faisait-il encore ici à se renseigner à son sujet, à aider celui qui aurait pu en un seul mot ruiner sa vie ? Comptait-il le laisser repartir et le conforter dans l'idée de garder le secret ou bien... réfléchissait-il encore au destin qu'il réservait au jeune brun ? Une vision d'horreur le traversa soudain et son corps fut repris de tremblements.

• Vous...vous ne comptez p...pas... Je... Je suis tout m...maigre en plus... et p...pas très bon... enfin je... crois... je...je ne me suis... jamais goûté... Il marqua une brève pause avant de s'agiter davantage, secouant négativement la tête, se rendant compte qu'il devait faire preuve de plus d'assurance s'il voulait le convaincre. N...non... c'est même...s...sûr... je...je suis v...vraiment mauvais...
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Feat Shion Fujiwara

Décidément ce garçon n'arrête pas de te surprendre. Lorsque tu parles de ton statut de Goule, le garçon te défend en quelque sorte. Dans son état actuel, on dirait un chaton qui tente de faire le grand. La scène est amusante et attendrissante à la fois. C'est la première fois que tu entends un Humain dire que ce n'est pas le faute d'une Goule. La plupart des gens pensent que les Goules ne sont que des monstres sans états d'âme, ne méritant que leur haine et leur dégout, en aucun cas leur sympathie.

Shion Fujiwara. C'est son nom. Le nom de celui que tu as laissé vivre la dernière fois, et que tu laisseras vivre encore une fois ce soir. Shion. Tu ne peux t'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement lorsque Shion te dit comment il connait ton nom. Quel idiot tu fais quand même. Dans ta panique tu as complètement oublié que vos noms étaient inscrit sur les boites aux lettres. Il faut dire aussi que la plupart des gens ne prennent même pas la peine de les lire, ou alors ils se trompent tout de même d'appartement, comme cet idiot de facteur. Que Shion ait retenu ton nom est plutôt impressionnant. A l'entendre ce n'est pas la première fois qu'il vient déposer de la nourriture pour Nishimura, pourtant tu ne l'avais jamais vu. Ton voisin exagère tout de même, tu sais qu'il était chez lui ce soir, il aurait pu ouvrir la porte sachant que Shion allait lui rapporter de quoi manger. Ce type n'a vraiment aucun savoir vivre. Tu te demandes bien pourquoi Shion perd son temps avec lui, car connaissant le bougre ce n'est certainement pas lui qui paye pour les ingrédients. À croire que profiter des jeunes gens est sa spécialité.  

Puis vient la question. Pourquoi te baladais-tu avec le repas du fameux Nishimura. Tu peux difficilement lui dire que sur un coup de tête en entendant le nom de ton voisin, tu as décidé de lui rendre le repas pour qu'il le donne lui même ou mieux qu'il le reprenne. Tu ne peux pas non plus lui dire que Nishimura n'a pas aimé puisqu'il n'y a pas touché, ce serait donc un mensonge. Et Shion a l'air d'être du genre sensible, lui laissé croire que l'autre crétin n'a pas aimé sa cuisine risque de le rendre triste. Pourquoi le fait qu'il puisse être triste te préoccupe-t-il ? Tu ne le connais pas, tu ne devrais t'en moquer, mais ce n'est pas le cas.
Finalement trop préoccupé à trouver une réponse adéquate, tu n'en donnes aucune, Shion te posant une toute autre question, éclipsant celle concernant le repas.

Pourquoi ne lui fais-tu rien ? Très bonne question à laquelle tu aimerais toi aussi avoir une réponse. Comment expliquer par des mots, un ressenti, une impression. L'impression que lui faire du mal te resterait sur la conscience bien plus qu'aucune autre de tes victimes. Encore une fois ton silence est interprété de la mauvaise façon, tu réfléchis décidément trop avant de parler. Maintenant Shion pense que tu hésites juste à le manger, ce qui n'est pas le cas. Tu vois qu'il commence de nouveau à s'agiter face à cette perspective, il faut que tu le calmes rapidement, avant qu'il s'imagine le pire.  


« Non non, je n'ai pas du tout l'intention de te manger !  »

Tu tends les bras vers lui, comme pour le toucher, mais tu n'oses pas, tes mains restant proches mais sans contact.

« Je ne chasse pas ! Enfin, presque jamais. » Après tout il t'as vu dévorer quelqu'un, ça serait le prendre pour un idiot que d'essayer de lui faire croire que la personne était déjà morte avant ton arrivée. « Le plus souvent je me nourris de personnes déjà mortes, la dernière fois était une rareté, je n'en avais trouvé aucune et j'étais vraiment à ma limite. Je ne veux pas vraiment faire de mal aux Humains. » Ta voix se baisse, comme pour annoncer un secret, ce qui est probablement un peu le cas. « Je ne veux pas te faire de mal... »

Tu te retiens d'ajouter que contrairement à ce qu'il pense il a l'air tout à fait délicieux, de peur de le faire paniquer encore plus. Mais de toute façon, quoique tu dises, quoique tu fasses tu sais déjà en ton fort intérieur, que même si tu venais à le tuer un jour tu serais incapable de le manger.

« Et de toute façon tu as raison, tu es bien trop maigre, il n'y aurait pas grand chose à manger sur toi. Tu devrais manger un peu plus au lieu de donner ta nourriture à Nishimura.  »

Toujours accroupi devant Shion, tu pousses un soupir et te prend la tête entre les mains. Il est temps de jouer cartes sur table avec le garçon.

« Pour être honnête avec toi, je ne sais pas pourquoi je ne t'ai rien fait cette nuit là. Juste que je ne voulais pas te blesser. Mais tu connais mon secret. Mon nom. Où je vis. N'importe quelle Goule voudrait t'empêcher de parler, ça serait la chose la plus logique, la plus normale pour quelqu'un de mon espèce.   »

Tu plonges ton regard rouge dans les yeux de l'adolescent, essayant de lui faire comprendre à quel point cette situation est inhabituelle, dangereuse.

« Et toi non plus tu n'as rien dit. Est-ce que tu fais toujours ce que les Goules te demandent ? Si je te demandais une nouvelle fois de ne rien dire, tu le ferais ?   »



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Shion réalisa très rapidement qu'il avait peut-être un chouïa extrapolé la situation. Il fallait admettre que pour une fois, il avait plutôt raison de paniquer. Il ne délirait pas sur base de sa petite vision tronquée de Tokyo mais sur une rencontre avec une goule, une goule qui ne se révélait pas sûre d'elle, inquiète concernant sa destinée et surtout à l'idée de la partager avec un autre. Il s'apaisa presque directement en l'entendant couper court à ses craintes. L'albinos semblait s'adresser au brun avec plus de convictions, ayant apparemment cerné le personnage. Oui, l'adolescent avait besoin qu'on lui parle sans laisser place au moindre doute lorsqu'il divaguait. Après tout, cela était bien naturel : Quand quelqu'un panique dans un avion par exemple, personne ne lui balancera qu'ils s'écraseront peut-être. Shion aussi se serait focalisé sur l'infime probabilité au lieu de garder à l'esprit que tout se passerait normalement, comme dans la plupart des cas. Il fixa Kaine avec une pointe de gratitude dans le regard, surveillant tout de même ses mouvements avec intérêt. Il nota le déplacement de ses bras et jetait de brefs coups d’œil interrogatifs, alternant entre les deux mains de la goule. Il revint à Kaine en affichant un sourire timide, laissant échapper un faible et bref rire puisque Shion ignorait totalement si ce genre de plaisanteries était de bon goût après de telles frayeurs. Il n'avait jamais su comment détendre l’atmosphère, la faute à son isolement forcé, certainement.

• Kaine-san... je ne vais pas vou... te manger.

Shion jugea finalement stupide de continuer à vouvoyer Kaine. Après tout, ils avaient un âge similaire et lui était directement passé à l'étape suivante. Il ignorait si la politesse l'y autorisait mais il songea qu'il manquait d'expérience en terme de relations sociales et qu'il devait parfois se lancer. S'il pouvait se lier d'amitié avec quelqu'un et ce même si ce quelqu'un était une goule, il lui fallait s'adapter en fonction, saisir cette chance, et si cette nouvelle connaissance voulait le toucher sans lui faire de mal, il n'était évidemment pas contre. D'ailleurs, l'inverse aurait été plus adaptée au vu du caractère de l'adolescent. Certes, ce n'était ni fort viril ni très adulte mais il aimait les contacts humains, les câlins.  Alors, bien qu'il soit apparemment trop squelettique ou, plus justement, chétif au goût de Kaine, il se sentit obligé de protester doucement pour prendre la défense de Nishimura. Quelle étiquette comptait-il lui coller ? Après tout, ses livraisons quotidiennes le rendaient heureux, peu important qui en bénéficiait finalement.

• Je... Je ne me prive pas de nourriture pour Nishimura-san ! je lui amène ce que j'ai préparé en trop. J'en fais toujours plus au cas-où mes parents ou mon frère rentreraient à la maison dans la soirée... mais ça n'arrive pas souvent alors je lui amène les restes pour ne pas gaspiller. Puis j'ai toujours été comme ça, même si c'est vrai que j'oublie régulièrement des repas quand je joue.

Quand il joue...quand il paniquait à l'idée même de pointer le bout de son nez dehors surtout. Inerte et enroulé dans ses draps, Shion faisait l'impasse sur de très nombreux repas mais cette information n'aurait probablement pas intéressé le garçon et puis, c'était inavouable. On pouvait le qualifier de trouillard ou pire encore mais il ne souhaitait pas le montrer. Il éprouvait d'ailleurs de grandes difficultés à rester calme, assis et adossé à un mur en pleine rue et il se félicitait d'y parvenir assez bien. Il pourrait craquer plus tard, quand Kaine aurait peut-être envie de continuer la discussion qu'ils auront peut-être entamé dans un futur proche. Oui, il croisait les doigts.

Il fixait toujours Kaine quand il prit sa tête entre ses mains en soupirant. Shion comprenait la nécessité de s'assurer qu'il ne risquait pas d'être balancé en pâture aux colombes. Il restait tout du moins un peu agacé de devoir se répéter encore et encore alors qu'il se montrait être de bonne foi. Il fit un peu la moue discrètement avant de tout de même lui répondre. Avait-il le choix de toute manière ? Se taire et l'ignorer n'était ni une façon de se faire un ami, ni un comportement prudent face à une goule si bienveillante puisse-t-elle être.


• Je... n'ai jamais croisé de goule avant. Je ne pense pas que je serais là sinon. Mais je ne dirais rien... tu viens de me dire que tu n'aimais pas chasser. Il marqua une pause, réfléchissant davantage. Il se décida à parler de sa seule autre expérience face à une goule, conscient qu'il aurait pu être rassuré en sachant qu'au fond, il ne fallait même pas le lui demander. Enfin si, j'en ai déjà vu une mais j'étais petit. Un inspecteur m'a trouvé tard le soir et m'a demandé si je l'avais croisée, mais je n'ai rien dit du tout puisqu'elle ne m'avait rien fait. Tu es la seule personne qui sait du coup maintenant.

Peu importait qui était cette femme, il avait menti tout comme il l'avait fait en disant ne pas savoir quoi que ce soit au sujet du vieillard disparu. Il n'avait pas pris la peine de téléphoner au CCG pour alerter de la présence d'un corps, craignant tomber sur un collègue proche de Bankichi susceptible de reconnaître sa voix. Ainsi, il avait probablement été emporté par une goule puisque la CCG l'avait questionné un jour où il allait manger avec son frère. Est-ce que le vieillard était en vacances ? Quelle était la dernière fois qu'il l'avait vu ? Bref, il avait prétendu ne même pas s'être rendu compte de son absence. Il s'en voulait en pensant qu'on ne retrouverait jamais son cadavre par sa faut, mais Shion compatissait réellement en imaginant que des personnes telles que Kaine se laissaient mourir de faim simplement car elles étaient nées du mauvais côté. Ce genre de chose ressemblait au sentiment qui le prenait à la gorge en voyant des sans abris alors qu'il n'avait jamais eu et qu'il n'aurait jamais besoin de se soucier de tout ce qui concernait le matériel dans sa vie. Il ferma les yeux en souriant tristement, tentant d'effacer l'image qui lui revenait en tête.

• Je sais que je ne devrais pas... Mais je ne pense pas que ce soit si mal que ça de vouloir que tout le monde soit heureux. Tu ne diras rien non plus, hein ?

La promesse était réciproque finalement. Lui aussi aurait vu sa vie être gâchée si Kaine était pris un jour et qu'il révélait la nature de leur relation, par rage ou pour tenter d'être mieux traité pendant sa possible détention. Une voix semblait murmurer dans sa tête que l'albinos n'était pas non plus le genre de personne à se venger sur quelqu'un qui avait su se montrer digne de sa confiance. Enfin... Shion pensa rapidement qu'au fond, finir en prison ne lui aurait pas tant déplu. Il n'aurait plus eu à voir et sortir dans Tokyo.
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Feat Shion Fujiwara

La situation est loin d'être habituelle, ce qui explique que tu ne saches pas la gérer de la meilleure manière. Il faut dire que même les situations les plus basiques te posent problème, alors une aussi inhabituelle que celle-ci... Enfin, tu te réconfortes en te disant que tu n'es pas le seul à ne pas savoir quoi dire ou faire, même si Shion tente d'alléger l'atmosphère avec une petite blague. Tu souris un peu mais ne relèves pas plus que ça, encore trop concentré sur le fait qu'un Humain connait ta véritable nature. Si la première fois qu'il t'avait vu il n'avait qu'une description physique à fournir -ce qui en soit était déjà énorme, vu le nombre peu élevé d'albinos en ville- il a maintenant un nom et une adresse pour aller avec. Et ces détails pourraient faire remonter n'importe quel bon inspecteur jusque ta famille. Il n'y a pas que toi qui soit en danger. Si tu n'as plus vu tes parents depuis qu'ils t'ont presque abandonné en te disant de te débrouiller seul, tu ne leur souhaites aucun mal.

Tu apprends finalement pourquoi Shion apporte de la nourriture à ce crétin de Nishimura, mais ça ne t'éclaire pas du tout sur la façon dont ils se sont connus. Ton voisin ne sort jamais de chez lui, et n'est pas du genre agréable, alors comment a-t-il pu convaincre le petit brun de lui livrer ses repas ainsi ? Shion est bien trop gentil pour être réel. Tu te demandes si dans une autre réalité, un monde où tu n'aurais été qu'un adolescent ordinaire, le brun t'aurait apporté des paniers repas à toi aussi. Vous auriez peut-être même pu être dans la même école, fréquenter les mêmes endroits... mais cela n'arrivera jamais car tu es une Goule, et Shion un Humain. Tout vous sépare. Tu ne sais d'ailleurs pas comment le garçon a pu survivre dans un monde tel que le votre vu sa gentillesse apparente. Ce sont toujours ceux qui tombent en premier en général, à moins d'avoir une bonne étoile qui veille sur eux.

Cette idée est encore plus renforcée quand il t'avoue avoir déjà croisé une Goule pendant son enfance et surtout par le fait qu'il en est ressorti sain et sauf. La plupart de tes congénères se fichent pas mal de l'âge de leurs victimes, certains trouvant même que chasser des enfants est plus facile que des adultes. Mais autant la Goule ne lui a rien fait, autant Shion n'a jamais rien dit de cette rencontre. Ce garçon n'est vraiment pas comme les autres, et tu t'étonnes réellement de ses réactions.

Ses dernières paroles te font relever la tête de surprise. Le bonheur ? Y -as-tu vraiment droit ? Toi même tu ne le sais pas. Et la réponse de la majorité de la population serait certainement que des monstres comme vous ne le méritaient pas. Shion est vraiment un garçon à part. Et c'est cette certitude qui te fait arrêter de questionner sa loyauté. S'il t'assure qu'il ne dira rien, tu le crois, tu ne sais même pas si le garçon est capable de mentir correctement. Maintenant tu connais l'un de ses secrets, tout comme il connait le tien. Car même s'il n'était qu'un enfant à l'époque, cacher des détails sur une Goule est considéré comme un crime, il pourrait toujours avoir des ennuis.

Enfin décidé, tu te redresses et lui tend une main pour l'aider à se relever.


« Je ne dirais rien non plus alors. Mais on ne devrait pas rester la, on va finir par se faire remarquer. »

Parce que deux adolescents assis dans une ruelle, ça ne veut jamais rien dire de bon. Si quelqu'un venait à vous voir, et à vous demander des explications vous seriez bien embêtés. Mais tu ne peux pas laisser Shion rentrer seul non plus, les rues ne sont pas très bien fréquentées à cette heure. Si tu n'avais pas retenu le brun aussi longtemps, il n'y aurais pas eu de soucis, mais maintenant c'est un peu ton devoir de veiller à ce qu'il rentre chez lui en entier. Et puis il a eu bien assez de frayeurs pour une soirée.

« Je vais te raccompagner chez toi.  »

Pour dire vrai, tu veux rester un peu plus longtemps en compagnie de ce garçon qui t'intrigues tant. Tu veux apprendre à la connaitre, tu veux savoir si son côté candide est le résultat de son éducation ou si au contraire il a toujours été ainsi, malgré la société dans laquelle vous vivez. Mais tu n'oses pas lui demander, tu ne sais pas comment il réagirait à tes envies de rester en contact. Se taire à propos d'une Goule est une chose, la cotoyer en est une autre. Alors au final tu ne dis rien, te disant que tu arriveras peut-être à le croiser 'par hasard' lors d'une prochaine livraison chez Nishimura. Pour une fois cet idiot te servira à quelque chose.



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Inhabituel. Le brun savait que la situation flirtait dangereusement avec l'inconnu. Combien d'enfants et d'adolescents comme lui s'étaient faits prendre en chasse naïvement et n'en étaient pas sortis qu'avec un simple bleu ? Shion n'appartenait pas à ceux qui réfléchissaient autant à ce qu'ils trouvaient de négatif et d'horrible sur terre, bien trop occupé à vivre dans le monde qu'il s'était créé de toute pièce. Le sien n'était parsemé que de monstres fictifs que son imagination rendait plus effrayants encore que ceux qu'il côtoyait à l'instant même. Il était une énigme pour se croire en confiance avec une goule qui le considérait comme un danger et pouvait finir par revenir sur sa décision à tout moment alors qu'il angoissait au sujet de la ville entière et même de son propre arrondissement. Il ne pouvait se plaindre d'Edogawa, de la sécurité et du climat paisible qui y régnait, et même en sachant cela chaque pas hors de chez lui et chaque routine qui s'installait et tournait mal le pourrissait. Oh, il avait pu participer à un semblant de retrouvailles avec un inconnu dont il connaissait le visage, mais cela signifiait néanmoins qu'un risque existait. L'imprévu était un risque punissable de mort. Une sanction pouvait suivre l'imprudence selon le degré de gravité de celle-ci. Il n'avait pas la prétention d'avoir mentalement élaboré un système précis pour quantifier tout cela : Il ne s'agissait là que d'impressions, que de constater les différents pics d'angoisse selon ce à quoi il était confronté. Intérieurement, être ainsi pris à part dans une ruelle par ce que le commun de l'humanité considérait comme son pire fléau... Il avait atteint un dix qui descendait petit à petit, rassuré lorsque l'étiquette de proie était tombée.

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, c'était une créature que même Bankichi lui décrivait être démoniaque de nature qui lui tendait la main. L'étudiant, lui, ne se souvenait plus exactement depuis quand il n'avait plus reçu une aide aussi naturelle. Le gamin bizarre qui pleurait au moindre bruit inattendu et se cachait sous un banc presque en position fœtale perdait vite l'intérêt bienveillant au profit des moqueries, alors il fixa quelques instants et imprima cette image pour s'en souvenir. S'il ne revoyait plus l'albinos, il se fichait bien d'oublier son visage même si cela risquait de s'avérer impossible désormais. Il préférait ne pas s'encombrer de l'accessoire et se focaliser sur ce qui lui était important. Une émotion positive. Une émotion positive pour lui sortir la tête de l'eau et l'éloigner de la crise de catatonie qui pouvait le guetter dans des instants pareils puisque courir ne servait à rien. Son corps frêle et tremblant se décida néanmoins à bouger après une petite minute. Kaine avait raison. Les voisins avaient fini par s'accoutumer aux paniques du jeune humain, mais celui-ci savait qu'il dérangeait simplement la tranquillité de braves gens pour trois fois rien. Agir ainsi en restant recroquevillé au sol allait automatiquement en faire débarquer. Après tout, les gens étaient souvent motivés par le flot continu d'argent qui gravitait autour de Shion et sa famille et si cela venait à arriver, ce n'était pas bon pour l'identité de celui qui partageait au premier abord un isolement similaire au sien. D'ailleurs, il ne réalisait pas exactement pourquoi un être presque surnaturel à la force et aux capacités physiques décuplées restait cloîtré chez lui. Oui ils étaient recherchés, mais n'avaient-ils pas une longueur d'avance sur l'organisation dans laquelle travaillait son grand-frère ? Bon, il se dit qu'après tout si Bankichi travaillait là, c'était normal que les goules aient peur tellement il était prodigieux. Ses collègues et ses supérieurs aussi devaient être incroyables... mais surtout le frérot qu'il idolâtrait tant.


• Oh... oui. Pardon.  J'avais oublié que les gens aiment trop parler.

Précautionneusement, il osa avancer de quelques pas sans trop être remis de ses émotions. Ses jambes tremblaient encore mais elles étaient capable de le porter décemment sachant que penser à la villa lui redonnait des forces. Il aurait très bien pu parler de la seule maison qui semblait si luxueuse et démesurée à l'albinos, mais il ne le fit pas. Peut-être parce qu'il n'y avait pas pensé à cause du stress et de toutes les pensées qui se bousculaient dans son esprit, peut-être parce qu'il avait peur qu'il lui dise simplement d'appeler un taxi puisqu'il était si bourré de fric qu'il ne savait plus quoi en faire en dehors du fait d'amener des repas faits maison à Nishimura. Il arriva à la sortie de la ruelle et s'approcha un peu de la route sans pour autant quitter le trottoir et risquer quoi que ce soit, se préparant à lever le bras pour indiquer la direction, comme un gamin aurait pu le faire.

• Ha chez moi, c'est par...

Et le bruit d'un klaxon retentit juste à côté de lui. Il n'eût pas le temps de voir une quelconque plaque ni de comprendre que l'une des rares voitures qui passaient à cette heure était composée de jeunes farceurs du voisinage s'étant jetés sur l'occasion rêvée de lui faire peur. Le stress du brun s'envola en même temps que le son soudain, en même temps que sa conscience. Trop d'angoisse pour la soirée. L'épuisement mêlée à ses nerfs trop sollicités résulta en une perte de conscience immédiate consécutive à cette nouvelle frayeur ridicule. Il aurait honte au réveil s'il se souvenait de ce qui l'avait « achevé » à nouveau cette fois-là. Encore secoués par les derniers restes de tension qui le parcourait, son corps tomba en arrière pour rejoindre les pavés du trottoir sans avoir pu donner l'indication essentielle ne serait-ce que du chemin qu'il fallait suivre jusqu'à son précieux cocon.
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If we met at midnight • Kaine Gotô

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