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Forum Tokyo ghoul, basé sur le manga original de Sui Ishida. Avatar du même type en 200*320. Personnage de l'anime interdit à prendre, nous demandons des personnage fictifs car aucun lien avec Ken Kaneki ne sera fait. Cela se passe également à Tokyo.
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4: RIB - FORTY SEVEN (ヨンジュウナナ)
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Le désespoir d'un Croissant



 

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Le désespoir d'un Croissant
ON EST EN 2016, CA VA BOUGER CETTE ANNEE !
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Goule ▬ solitaire
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Assis, non plutôt affalé sur une chaise, Josh touillait son café d'une couleur noirâtre. Il n'avait pas envie de le boire. Il n'avait plus envie de le boire. Il paraissait que les goules n'aimait que cette nourriture humaine. Il ne savait pas si c'était vrai, mais en tout cas il était fixé : le café, c'était pas son truc. Ou alors celui-ci était vraiment mauvais. Dès que les premières goutes avait franchi l'espace de son palais, il avait failli tout recracher, quitte à salir le parquet. Quoique la gérante du resto' n'apprécierait sûrement pas. Pas du tout même.

"Alors, vous voulez autre chose?"
Josh releva la tête, pour faire face au regard sévère de la patronne. Quand on parle du loup....
"Hein? Oh, vous avez des croissants?"
*Vraiment? Des croissants? Tu as le choix entre une multitude de choses, et tu demandes un croissant? Et gentiment, en plus! A ta place, je lui aurais dit d'aller se faire foutre, son café et elle.* s'incrusta sa conscience.
Josh soupira. A haute voix.
"Pourquoi ce soupir? Je vous énerve c'est cela? s'exclama la gérante, attirant l'attention des autres clients. Ah, mais monsieur n'est pas content, monsieur n'aime pas notre café. Et bien, je lui dit d'aller ailleurs, moi au monsieur..!"

Josh voulait se faire tout petit, face à son énorme bourde. Et le pire, c'est qu'il ne pouvais pas se justifier, imaginez "Oh mais c'est pas vous que je parlais madame, je me tapais la discute avec une voix dans ma tête..." On l'emmènerait direct à l'hôpital psychiatrique, s'il osait dire ça. Ce qui n'est pas le cas.

*Et mais, elle a du cran, cette petite! ajouta la voix. Tu vois, je te l'avais dit..!*
Mais le grand brun était trop occupé s'excuser, de toutes les manières possibles et inimaginables. Et pardon par-ci, et pardon par-la, je suis désolé, excusez-moi, [...], tout, tout y est passé. La miss tourna les talons d'un coup sec, posant brusquement l'addition sur la table.
*Quoi? 3,50 pour ce café de #£@&%? Mais c'est de l'arnaque! continua la voix, en pleine lancée. Moi, j'aurais dit gratuit parce que c'était mauvais et puis que [...]*

Josh l'ignora de nouveau, à son habitude, et chercha son porte-monnaie.
"Pas la... Non, ça c'est l'antisèche d'anglais, ni la..."
C'est alors que la vérité éclata devant son visage déconfit ; il avait oublié son porte-monnaie dans l'abri où il se cachait. Quel loose.
Et le pire, c'est qu'il était obligé de l'annoncer à la "boss".

***

Après une magnifique crise de nerfs, il fut mis dehors, non sans se prendre de plein fouet, le haut de la porte. Il avait l'impression de revivre le même moment que chez sa mère. Pour la deuxième fois de la semaine.

Décidément, ce n'était pas son jour.

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"Si je ne dois pas le faire, je ne le ferais pas ; si je dois le faire, je le ferais vite."


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Les croissants, c'la vie.



Tu restais pensif, assis sur ta chaise branlante, tes grands yeux tristes plongés dans le vague. Tes idées dérivaient dans des océans d’amertume et d’isolement, tandis que tu savourais doucement, l’odeur forte et piquante, d’un café noir. Ce liquide amer, extrêmement âpre à ta langue et dont le goût était douteux, te laissait de marbre. Il en fallait peu pour émouvoir tes papilles, dont tu aimais gâter les sens de perles sucrés, de liquides troubles et aromatiques ou bien de coulis fondant aux pincées de sel à peine possibles à sentir.

Les vapeurs de la boisson sombre, s’envolaient en volutes au-dessus de ta tête légèrement penchée en avant. Ton col blanc chatouillait tes clavicules et tu observais sans attention, la fumée blanche et opaque, ondulée en l’air, avant de s’estomper doucement. Tes mains en coupe autour de la tasse chaude, tu n’osais monter à tes lèvres le café brulant, dont la robe était couverte d’une peau de dépôt, peu ragoutante.

Tu trouvais ce restaurant, un peu étrange avec sa patronne trop mobile à ton goût et ses clients statufiés. Comme des prédateurs à l’affût de quelques proies, pouvant contenter leurs faims.

Ton estomac gronda, tu fronçais les sourcils avec fatalisme, avant de laisser un grincement sourd s’échapper de ta gorge encombrée. En parlant de faim, tu étais bien humain sur ce point à n’en pas douter, tu la ressentais comme tout le monde. À vrai dire, tu étais affamé.

Tu jetais un regard suspicieux à ton café, te posant moult questions sur son véritable contenu et si le boire était un choix judicieux, quand un éclat de voix, te fit sursauter. Tu levais des yeux grands ouverts, sur la scène qui se dévoilait à toi avec un détachement, toujours aussi irréel.

Tu ne dis rien, tu te tus le temps du spectacle, te permettant à peine de songer que la gérante était une femme bien farfelue et désagréable, avant de te replonger dans tes oignons, c’est-à-dire, l’étrange cas de ton café crème.

Les excuses et les reproches, occupèrent une partie de ton attention encore quelques instants, avant qu’enfin, le coup sec de talon de la patronne ne sonne le glas de cette conversation de sourd. Ce fut à ton tour de soupirer. Tu clignais des yeux, manquant terriblement de sommeil, avant de tremper tes lèvres dans le liquide noir avec une mine toute suspicieuse.

Tu faillis renverser ton achat, quand les cris et hurlements de scandale, percèrent tes oreilles sensibles. Tu manquas de tacher ta tunique, fis tomber quelques gouttes de café sur la table déjà sale du restaurant, reposa l’infect produit sur la même table, avant de lancer un nouveau regard au client qui éveillait toute cette pagaille dans cet endroit déjà assez sordide, à tes yeux.

Pendant que le garçon, se faisait mettre à la porte avec un copieux repas d’insultes et de geignement, tu levais une mains osseuse à ton visage, massant tes tempes, puis pinçant les ailes de ton nez, essayant à la fois de relativiser, mais aussi de chasser l’horrible goût de ce que la patronne osait appeler « café ».

C’est après quelques instants, après que la tension soit redescendue, une fois le jeune client turbulent viré, que tu te pinçais tes lèvres. Puis, d’une main moite et d'une mine dégoûtée, tu repoussais avec prudence et sans aucun respect, l’immonde liquide. Tu souhaitas ne jamais retomber sur telle calamité liquide.

Même une goule n’en voudrait pas !

Tu jetais un regard à travers la vitre près de laquelle tu étais attablé. Retenant un énième soupir, tu te levais d’un pas décidé, t’approchant à pas lents de la table de l’ancien client. Tu haussais un sourcil en observant la somme dérisoire, que le malheureux, n’avait pu payer. Puis, tu lâchais un ricanement aussitôt remarqué par la patronne qui monta sur ses grands chevaux.

Mais, tu ne réagis pas. Toujours fidèle à toi-même et à ta placidité isolante. C’est après monts et merveilles vocales, opéra symphonique de cris et de hululement de sorcière, que tu réussis à sortir à ton tour, mais volontairement, du café, emportant avec toi un petit sac en papier contenant deux croissants.

Tu te stoppais devant l’entrée, mis à peine une seconde avant de repérer la grande carcasse du jeune homme ayant été viré du restaurant un peu plus tôt, puis t’approchais de lui en trottinant. Ton corps svelte et maigre, fit rapidement le chemin jusqu’au garçon. Après un temps d’observation où tu le toisas, tu finis par lâcher un petit sourire impénétrable.

Aussi sec, tu lui tendis le sachet contenant les croissants.

« Pas très aimable cette bonne femme, n’est-ce pas ? Vous souhaitiez acheter ceci, me trompe-je ? Je ne veux pas me montrer impoli, mais j’imagine que vous devez avoir faim. De plus, je trouve l’attitude de la gérante fortement improbable et désagréable. Elle aura gâché notre temps, à tout deux. J’espère en tout cas, que ces croissants seront meilleurs que ses cafés… »

Dis-tu d’un bloc, de ta voix oscillant entre celles d’une femme et d’un homme, les tons graves étant à peine plus perceptibles que les aigus.

Ton sourire s’éclipsa aussi vite que ta tirade fut achevée et tu levais une main pour frotter nonchalamment tes cheveux roses et mal coupés.



Fiche par Narja pour Never-Utopia


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Josh traina devant l'échoppe, cette même échoppe d'où il avait été viré. Essayant de relativiser, il se dit que au moins, il avait économisé 3,50 de monnaie. Et puis, il n'aurait plus le mal plaisir de croiser cette bonne femme. Sauf que, bien entendu, il y avait plus de mauvais points que de bons...

Après cette exclusion, il n'avait plus rien à faire de ses journées. Après cette exclusion, il allait crever de froid, La Planque n'ayant pas de chauffage. Après cette exclusion, il aurait dû mal à trouver un resto' qui veuillent bien d'un pauvre garçon aux allures un peu "clochardesques". Et encore, encore, et encore d'autres problèmes agrémentés cette liste exhaustive. Cela en devenait presque lassant.

Donc, Josh trainait, marchant de son pas léger et un peu sautillant, toujours aux mêmes alentours. A vrai dire, il n'était même pas sûre d'avoir laissé son porte-feuille à La Planque. Il aurait pu facilement le retrouver dans les 5 mètres carrés qu'était son petit coin de refuge, si il était quelqu'un d'autre. Or, il était Josh, un petit, enfin plutôt grand, bordélique, farceur et gaffeur, et dont la vie avait voulu rajouter un petit côté comique, ce côté goule.

Il n'avait rien à faire, le pauvre, mais tout à oublier. Il mourrait de faim, de cette faim inhumaine qui lui empoisonnait la vie. Et ce n'était pas la boisson amer qu'il avait ingurgité, et failli régurgiter, qui allait l'aider. Cette faim dévorante, qui avait rendu plus folles les unes que les autres, les goules.

Mais la même question demeurait : Que faire? Il n'allait tout de même rester ici, les bras croisés, à attendre que la journée passe, quand même? Josh jeta un coup d'œil à sa montre : 13h47. Que 13h47. Cela faisait donc... Hum...  
*Environs 9 heures, banane!* s'interposa la voix à sa réflexion. Elle n'avait pas l'air de vouloir émigrer dans un autre cerveau, comme l'espérait Josh.
*Et oui, on peut pas tout avoir dans la vie!"

Sauf que, quand on ne vient pas à la réponse, c'est elle qui vient à nous.

Josh se retrouvait à dévisager un petit homme ou une petite femme, il ne savait pas trop. A vrai dire, la personne en question avait les cheveux roses, une visage assez triangulaire, qui pourrait parfaitement convenir, et à une femme, et à un mec. La personne était assez androgyne.

Un assez long moment s'écoula, où les deux jeunes gens s'examinaient. Josh essayait vainement de déterminer le sexe de son interlocuteur, ayant peut de commettre une nouvelle bourde. Mais sa réflexion fut coupée par le son de la voix de l'autre, qui lui offrait les croissants. Toujours sans aucune indication sur la personnalité de l'androgyne.

"Merci, acquiesça Josh, attrapant le sachet que son ventre ne réclamait pas. Merci, hum... Mme..?"
Et voilà. Il l'avait faite cette foutue bourde. Il avait envie de se frapper la tête contre le mur le plus proche.

Espérons qu'il n'avait pas raison de s'inquiéter.

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